Humoristes et comédies

Publié le par Charlie SaintLaz

Ce qui devait arriver arriva.

Kev Adams à l'affiche d'un film avec Franck Dubosc.

Suivant les pas du Splendid, des Nuls, des Inconnus, les humoristes français , rois des planches, en mal d'ego passant sur toutes les chaînes ou profondément persuadés de leur désopilant talent se lancent au cinéma.

Pourquoi la critique grince-t-elle des dents quand surgit un nouveau film avec Franck Dubosc ou François-Xavier Demaison et est-elle plus enthousiaste quand s'annonce un Alain Chabat ou un Michel Blanc ?

La réponse vient sans aucun doute des qualités d'écriture et d'interprétation du comique visé. Comme si ce que l'artiste peut produire sur scène permettait de dire ce qu'il peut rendre à l'écran. Le bouffon, le personnage passager, le sketch court fonctionne très bien sur les planches, mais le personnage filé d'un bout à l'autre d'un spectacle, dans un univers, dans une narration, peut plus aisément se passer à l'écran. Parce qu'un type drôle dans du comique de situation marchera moins sur grand écran qu'un petit dieu de l'écriture d'histoires poilantes.

La réponse peut aussi venir du projet du film lui-même. Un comique dans une comédie basé sur ses personnages stéréotypés, on s'en méfie. Un comique dans comédie basée sur une situation improbable et non sur la simple personnalité de son personnage principal, on s'en méfie moins. Un comique dan sun film triste, on prend sans crainte.

Aussi, chers producteurs, chers réalisateurs de comédies foireuses, par pitié, ne cherchez plus à faire tourner Kev Adams, Shirley et Dino, Fabrice Eboué, Thomas N'Gijol, Norman Thavaud, Titoff et autres Michel Muller. Plus jamais. Merci

Publié dans Ciné

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