Mon bilan ciné 2014.

Publié le par Charlie SaintLaz

Année moyenne.

 

Perso, l'année commence toujours avec les Golden Globes. Avant, tu vois, ce n'est que du rattrapage de l'année précédente. Au 12 janvier, les Globes ont donc dressé la liste des trucs que je devais aller voir avant les Oscars (en mars). Cette année, donc : Twelve years a slave, Gravity, Blue Jasmine, Le loup de Wall Street. Evidemment, je ne suis allé en voir aucun. Toutefois, comme les deux cérémonies, j'insère dans mon top de l'année l'excellent Dallas Buyers Club (Jean-Marc Vallée), et admire le scénario de Her (Spike Jonze).

De la même manière, et par chauvinisme de bon aloi, je donne aux Césars (12 février) la même importance : ils me disent quoi aller voir tant que c'est encore à l'affiche. Sauf que cette année, hormis l'Inconnu du Lac et Alabama Monroe, je ne regrette pas d'avoir manqué tout ce qui a été récompensé : vu le plébiscite pour le Guillaume de Gallienne, les goûts du jury étaient lourdement remis en cause.

Cannes, par contre, s'est révélé un incroyable préconisateur de films : Maps to the Stars, Saint Laurent, Mommy, Sils Maria, Les combattants, Bande de filles, P'tit Quinquin... sans compter tous ceux que je ne suis pas allés voir, desquels la sélection cannoise m'avait donné envie. Si je suis toujours assez distant du palmarès, je me plais à voir les films en compétition, même longtemps après, je demande aux quelques insiders ce qu'ils recommandent...et je compare. En l'occurrence, je n'ai exulté sur aucun des films recommandés par mes contacts, à l'exception de Sils Maria, que j'ai adoré. Comme quoi...

Côté temples, 2014 fut l'occasion de découvrir le MK2 Etoile Lilas, l'UGC Paris 19, le Louxor et le Pathé Rives de l'Orne. Variés, tous-beaux-tous-propres et preuves monumentales que le cinéma, en France, va bien.

 

Mais parlons films.

Les phénomènes de foire ont été nombreux. Je garde en tête l'excellentissime Gone Girl, dont le jeu d'acteurs a partagé les spectateurs entre fans de l'abrutissement par la situation et les haters de limandes. Il y a eu l'explosif Lucy, monté en épingle par les médias, descendu par tout le monde, alors que le film est quand même marrant. Pas bien, hein, juste marrant. Et le clash Interstellar, qui a pourri nombre d'amitiés cinéphiliques tant le film ne laisse pas indifférent.

Toujours est-il qu'en cette fin d'année, tout le monde semble plébisciter The Grand Budapest Hotel. Le Wes Anderson est, sans doute, le film le plus intelligent, drôle, décalé, et surtout cinématographique, de l'année. J'en avais parlé ici, et je plussoie mes camarades : le film déchire tout.

Toutefois, faisons un petit tour de ce que j'ai vu cette année.

Je voudrais d'abord insister sur le fait qu'il m'est arrivé de me questionner sur mon rapport au cinéma puisque je me suis senti le seul à ne pas avoir surkiffé-ma-race Only lovers left alive, à m'être un peu ennuyé devant Mommy, à avoir trouvé le Saint-Laurent de Bonnello vraiment rasoir, et à ne voir en Boyhood qu'un film-concept. Surestimés.

Pareil : je ne comprends pas qu'on n'aie pas plus encensé les Métamorphoses de Christophe Honoré, le Coldwater de Vincent Grashaw, le Locke de Steven Knight... et pourquoi autant de haine contre La Belle et la Bête de Christophe Gans ? Sous-estimés.

Pour le reste, je garde très fort en tête la terreur sublime de Tom à la ferme (X.Dolan), le discours et la progression fascinante de Nymphomaniac, partie 2 (L. von Trier), l'interrogatoire hilarant d'Elle l'adore (J. Herry), le jeu d'acteur d'American Bluff (D.O'Russell) et celui de Lulu femme nue (S.Anspach), la musique magique de New York Melody et les rêves puissants de Walter Mitty.

En conclusion, mes films favoris de l'année sont :

1. La vie rêvée de Walter Mitty

2. Dallas Buyers Club

3. Sils Maria

4. States of Grace

5. New York Melody

6. Gone Girl

7. Coldwater

8. Métamorphoses

9. Tom à la ferme

10. The Grand Budapest Hotel

Publié dans Ciné, Tendance

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