Alvin (sans les Chipmunks)

Publié le par Charlie

Ce qui est bien à Paris, c'est l'été.
Il fait beau, il fait chaud, il y a moins de monde, moins de grands films à voir donc plus de temps pour tout le reste (spectacles, expos à courir et ... farniente), bref, la vie est belle, le destin sent les cartes, personne ... oups, dérive.
Et Paris, l'été, c'est pas une capitale morte. Ca frémit encore, ça tremble ici et là, et parfois même, ça pulse bien comme il faut. On a eu le festival Paris-Cinéma qui nous a traîné dans des salles obscures, même en plein air. On a Paris-Plage, Paris Quartiers d'Eté. On aura bientôt Rock en Seine. Mais surtout, s'il y a un truc à ne pas rater, c'est ... les Etés de la Danse.

Oh oui, je sais. Plein de remarques, plein. "La danse, j'y pense jamais" : je suis là pour ça ! "La danse contemporaine, j'y comprends rien" : c'est comme les maths : moins tu t'y frottes, moins tu comprends ! "C'est super cher !" De moins en moins, hein. "Je sais pas qui c'est" : ben là, fais-moi confiance, tu vas pleurer ta mère tellement tu vas aimer.

Les Etés de la Danse, c'est un festival tout frais (5è édition en 2009) mais qui tape fort (que des grands noms : le San Francisco Ballet en 2005, le Ballet National de Cuba en 2007, les Grands Ballets Canadiens en 2008) ... Que de la tuerie, en somme. Et surtout, on peut les remercier de coller dans le métro des affiches devant lesquelles, d'un coup, l'espace et le temps n'existent plus. Les mauvaises langues parleront de Photoshoppage, mais comme elles sont mauvaises, on dira qu'elles sont jalouses. Si. Les Etés, donc, c'est tout frais. D'ailleurs, ils savent pas toujours où se mettre. Les Archives Nationales les ont vu naître, le Grand Palais les a fait grandir et là, c'est le Théâtre du Châtelet qui remporte la mise. Au passage, on s'amusera devant la grise mine de l'autre théâtre, de l'autre côté de la fontaine du Châtelet ... Le théâtre de la Ville, c'est LA scène française où trouver le must du top of the pops de la danse. Une des trois grandes scènes danse du monde (avec la Monnaie de Bruxelles et le Lincoln Center de New York) directement attaquée sur son propre terrain par une salle plutôt centrée sur le théâtre et l'opéra ? Ah ah ah, il est très fort, Choplin (directeur du Châtelet).

Bref. 5è édition des Etés. Coooooool. Et, comme en 2006, la Alvin Ailey American Dance Theater, mais programme différent. Pour quoi re-Alvin ? La compagnie fête ses 50 ans. Ce qui est bien, c'est qu'ils vont avoir le choix, l'an prochain, entre rendre hommage à Pina ou à Merce. Bref.

Alvin Ailey, c'est une danse contemporaine punchy, précise, nette. Une gestuelle démente, qui parle du corps et de l'infini. Une énergie incroyable, des lignes parfaites, une scéno au delà de tout ce que vous avez vu par le passé. Et une technique de malade. Le tout, que par des blacks. Exceptionnel.

Faisons court. Alvin Ailey, au théâtre du Châtelet, c'est ça :



Je vous l'accorde, le programme, comme ça, ça donne envie, mais on sait pas quoi aller voir. Pas de souci ! Allez tout voir, al prochaine fois qu'ils passent. Ben oui, c'est fini. C'était jusqu'au 29 juillet.

Cette année, ils ont repris du Béjart, du Ailey, du Jamison, du Battle, du Brown. Béjart avait ouvert le mouvement d'une danse contemporaine spectaculaire et tout public. Ailey a servi de relais outre-Atlantique, a fait des émules (tous les autres sus-cités).

Wow.
Such a dance. Such dancers. I adore.





le Alvin Ailey American Dance Theater on the web

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