Ils méritent des BAF(TA).

Publié le par Charlie SaintLaz

bafta-logo.jpgLes Anglais, peuple étonnant.

Je ne vais pas te faire une analyse émotivo-subjective des résultats des BAFTA qui se sont tenus dimanche, non pas que l'envie n'y soit pas, mais parce que ça n'a aucun intérêt ET parce que je n'ai pas vu la moitié des films en compétition. Tu vois, j'suis plein d'bon sens. Toutefois, certains prix ont éveillé en moi une irrésistible envie de faire des commentaires - le moins désobligeants possible, je promets.

 

# Best Film : The Artist.

J'admets : le film a des qualités certaines. Intelligent, drôle, référencé, émouvant, tout ça, oui. Faut dire qu'il a peu de concurrents : dans la même catégorie, on trouvait le pas terrible The Descendants d'Alexander Payne et le très-beau-et-après-? Drive de Nicolas Winding Refn. A vaincre sans péril... M'enfin. Cocorico.

 

# Best British Film : Tinker, Tailor, Soldier, Spy.

Je ne l'ai pas encore vu, mais La Taupe (dont c'est le titre anglais) a intérêt à vraiment être excellent, parce qu'il y avait en face, quand même, We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay, vrai petit chef d'oeuvre, et Shame de Steve MacQueen, qui avait quand même une photo que j'ai pas assez de mots pour dire comme c'est beau.

 

# Best Film In A Foreign Language : La piel que habito.

Là, par contre, il y avait une sévère concurrence. Le choc des titans, un peu. Genre lutte dans l'Olympe. Une séparation, le chef d'oeuvre mondialement acclamé de Ashgar Farhadi. Incendies, le scénario tortueux et à te dégoûter de l'Humanité de Mouawad filmé par Denis Villeneuve. Pina, l'hommage méticuleux et brillant à la danse signé Wim Wenders. Et puis bon, Potiche, de François Ozon. On a du mal, les Français, avec notre Ozon national. Pourtant, son Potiche est à hurler de rire. Je l'avais dit ici : La piel que habito était mon meilleur film de 2011. mais quand mêmpe. Chapeau.

 

meryl-streep-colin-firth-bafta-2012_0.jpg# Best female performance in a leading role : Meryl Streep pour The Iron Lady.

On le sait : dès qu'il y a un biopic, s'il est un minimum bien fait, on y croit et on adore. Quand je dis "on", je ne parle pas forcément de moi. Marion Cotillard dans La Môme, Colin Firth dans The King's Speech : ils ont tout raflé. Meryl Streep est dans le top 2 des meilleures actrices de tous les temps. Bardée de prix, excellente, magistrale, rien ne l'arrête. Quand elle est nommée, il ne devrait même pas y en avoir d'autres : on sait que c'est pour elle. Michelle Williams a beau avoir aussi tenté le biopic (My week with Marilyn), Tilda Swinton a beau être exceptionnelle (We need to talk...), Bérénice Bejo a beau faire une performance remarquable (The Artist), rien n'y fait : on ne détrône pas Meryl Streep.

 

# Ma question con : Bérénice Bejo.

Pourquoi Bérénice Bejo est-elle nommée pour le prix de la meilleure actrice dans un premier rôle aux BAFTA et, pour le même film, pour ceux de la meilleure actrice dans un second rôle aux Oscars ? Le rôle a changé, peut-être ? La question s'était déjà posée pour Carey Mulligan dans Drive (leading role pour le London Film Critic Circle, supporting role aux Bafta) ou encore Helena Bonham Carter dans The King's Speech (leading pour le LFCC, supporting aux Golden Globes). C'est quoi leur problème, aux Anglais ?

 

# Best animated short movie : A morning stroll

Rien qu'à la bande-annonce (ci-dessous), ça donne envie de le voir...

Publié dans Ciné

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