La pluie et le beau temps.

Publié le par Charlie SaintLaz

Si on te demande, dis que j'adore la Grande-Bretagne.

 

Les pierres grises du centre d'Aberdeen, aussi grise que la mer au bout du Pier de Brighton. Les regards délavés comme les façades d'York. La pluie à Covent Garden, à Glasgow, à Colchester, en plein été. Le soleil tiède de Camden, d'Oxford, de Glamis Castle, entre deux nuages. La neige sur le rebord de la fenêtre à guillotine du B&B de Saint-Peter-Port. Les parfums, le vent et l'averse. Les cheveux collés sur le front sous un parapluie, où il pleut quand même.

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Parler de la pluie et du beau temps, en Grande Bretagne, c'est pas juste occuper le temps, ce n'est même pas un sport national : c'est un sujet quotidien, concret, dont l'immanence devient le symbole-même de la sensibilité nationale, dont l'apparente banalité recueille l'étonnante richesse de l'imagination british. Le fog londonien a pris ses quartiers de noblesse avec JMW Turner. The Sun est un des titres les plus vendus de la presse britannique. Sunny afternoon (des Kinks, 1966) a même détrôné un titre des indétrônables Beatles. Ces mêmes Beatles qui ont pondu un "If the Sun don't come, you get a tan from standing in the English rain" (I am the walrus, 1967). Queen, Cat Empire, ils ont tous, tout au long de l'histoire de la perfide Albion écrit, filmé, chanté, joué, réfléchi, ressenti, vibré en fonction de la pluie et du beau temps. Et dans la veine de ce courant poético-météorologique, je voulais te parler du petit poète sous crack préféré des organisateurs de Rock en Seine : Pete Doherty. Sa chanson I am the rain, sur Grace/Wastelands (2009) est de retour dans mon iPod.

 

 

I am the rain, held in disdain ... Lotions and potions just add to my fame !

The rime that in Spain, I fall on the plain ...

The truth is that I'm ruthless, I can't be contained.

I'm the rain.

My friend the wind - to breath he is twinned -

Blow high or low high, tornadoes to spin !

My mother the cloud, in widow's black shroud,

gives birth to the earth before fields can be plowed.

Up in the sky, we've demand to supply ;

I am necessity, base of the recipe !

I'm the rain...

My cousin the snow lays blankets below ;

States of her falkes are the threads to the soul

My rival the Sun who ripens the plum,

is feared and revered. He gives sight to the gun !

Up in the sky we've demand to supply,

I am necessity, base of the recipe ...

I am the rain ...

 

(If you're asked, tell I love Great Britain. From the very bottom of my french heart.)

Publié dans Grands mots

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