Passage(s)

Publié le par Charlie

L'extrait, c'est un peu une sélection du meilleur, mais c'est un meilleur qui, coupé de son milieu d'extraction, perd de son importance. Je veux bien qu'on coupe, par exemple, le dernier chapitre de Thérèse Raquin pour le lire, seul. Il est un summum de tension, de déchirure, de passion, de sang chaud. Et pourtant, lu seul, on ne comprend pas ce qui essouffle les personnages. Quel sang lourd mène Thérèse et Laurent à l'affrontement. Ce qui fait la richesse du livre.

Je n'oublierai rien. J'ai la mémoire des bonnes choses. Mais je ne couvrirai pas d'un voile les mauvaises, parce qu'elles mettent en relief les bonnes : fulgurantes, grisâtres, involontaires ou paradisiaques ...

(People they come together)
"-Tu veux que je te masse les pieds ?
-Pourquoi je vous laisserais me masser les pieds ?
-Parce que tu as mal aux pieds.
-Ah oui ?
-Oui, tu as passé la nuit à courir dans mes rêves...
"
Paris, je t'aime

(People they fall apart)
"Pour nos puissantes querelles qui nous brûlèrent les ailes, nos tendresses officielles et nos fuites instinctives, pour ces instants mortels de vrai bonheur (bordel !) à contempler le ciel claquant d'étoiles furtives, pour ce grand firmament patiemment dessiné et pour ce ciel vivant où nous nous sommes planqués, pour les nombreux tourments si souvent contournés et pour tous les suivants où tu vas me manquer ... Je te quitte."
De toi à moi II

(Noone can stop us now)
"Ich hab' eine kleine Wiltblume, eine Flamme, die zwischen den Volken blüt.
(...) J'ai une petite fleur dans le coeur qui est comme l'idée du bonheur, qui va grandir comme un arbre.
"
D'Allemagne

('cause we are all made of stars ...)
"Les hommes sont silencieusement romanesques : ils vivent quelque chose et se racontent autre chose. Ils doublent leur vie d'une autre vie, secrète, désirée, imaginée, dont ils sont les poètes muets."
Petits crimes conjugaux




Publié dans La vie

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