Success Story (Top 10 des films vus en 2009)

Publié le par Charlie

Ca y est : le vent froid traverse Paris, le boulevard Haussmann est redevenu le plus gros consommateurs d'ampoules du pays et Henri Guaino doit déjà plancher sur le discours de bilan du petit Nicolas. Ca y est, donc : la fin de l'année approche. L'occasion de parler de mon année 2009 dans les salles obscures.

Gardant tous mes tickets de ciné, je peux faire quelques statistiques :

Films français : 10.
Films US : 18.
Reste : 10 (GB 4, Chine 1, Can. 2, Turq. 1, All. 1, Esp. 1)

Films vus en galante compagnie : 13.
Films vus avec des amis : 10.
Films vus en famille : 5.
Films vus seul : 10.

Et bien, sur ces 38 films vus en salle en 2009, j'en ai retenu une dizaine qui m'ont vraiiiiiment plu au point de vouloir les revoir. Voilà lesquels ...

10. Slumdog Millionnaire (Danny Boyle, Etats-Unis/Grande-Bretagne)
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Je sais que ça va te paraître un peu léger, un peu facile. Slumdog, tout le monde l'a vu, tout le monde l'a aimé, c'en est trop simple. Et puis, en face, il y a ceux qui parlent de leur respect pour Danny Boyle SAUF POUR CE FILM. Ou ceux qui diront que c'est pas du tout à ça que ressemble l'Inde. Comme si Bollywood était représentatif de l'Inde (bon, sans doute plus, mais quand même, on reste dans la poétisation de la réalité). Moi, si j'ai aimé Slumdog, c'est pour cette histoire intelligente, riche en petits symboles, qui donne la part belle à l'anecdote du passé qui ressort inopinément dans le présent. D'autre part, si l'image peut être qualifiée de convenue, je l'ai trouvée particulièrement efficace par moments. L'attaque du village, en début de film, est restée dans ma mémoire. Plein de symboles, encore une fois, mais ...

Bref, Slumdog méritait, pour moi, de coiffer tous ceux qui se bousculent derrière.


9. The boat that rocked (Richard Curtis, Grande-Bretagne)
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Parce qu'il était fun, déjanté, vivant. Que sa bande-son l'a sans doute aidé à faire son effet, mais quoi de plus normal pour un film parlant de radios pirates que des chansons démentes tirées de ces années 60 qui faisaient de l'Angleterre le centre du monde ? Quand la petite histoire rejoint la grande ... c'est que du bonheur !








8. The private lives of Pippa Lee (Rebecca Miller, Etats-Unis)
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J'en avais déjà parlé . Parce que je me suis reconnu, parce que j'ai reconnu tant de personnes dont la générosité et l'amour de son prochain épuisent l' esprit. Qui s'abandonnent sans que personne ne leur aient demandé. Dont la bonne volonté finit par s'émousser parce qu'une question, une seule, leur est venue en tête, un matin de ciel clair : "Et moi ? Qui prend soin de moi ?".

Et puis parce que Keanu Reeves. Et aussi Robin Wright Penn.






7. Revolutionary Road (Sam Mendes, Etats-Unis)
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J'ai presque envie de dire : "parce que Kate Winslet" et "parce que DiCaprio", mais je sais que ça te suffira pas. Les Noces Rebelles, c'est un de ces films qui vient te parler des sacrifices que l'on est prêt à faire à deux, de la folie de l'autre à laquelle tu es prêt à faire confiance pour ton propre avenir. Et tu te doutes que c'est une thématique qui m'est chère.

Faudra que j'arrête les mélo, moi, un jour.





  6. J'ai tué ma mère (Xavier Dolan, Québec)
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J'en avais déjà parlé ici. Et mon avis n'a pas changé sur la question. Le film de Dolan, ce gamin merveilleux habité par le talent et la grâce, c'est une vraie claque. J'imagine, grâce à son film, l'impact qu'a pu avoir Rimbaud sur ses contemporains. Dolan est cinéphile mais surtout cinéjoueur : il manipule les images, contourne les scènes ... on ne se croirait pas dans un film, non. On se croirait dans la vie. Pari tenu, non ?

"Tu es comme les poissons des grandes profondeurs : tu es aveugle et lumineux."




5. Gran Torino (Clint Eastwood, Etats-Unis)
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Oui, je l'aime pas, Clint. Un délit de sale gueule, sans doute, ou de mauvais souvenirs qui brillent sur son front, va savoir. N'empêche que son Gran Torino m'a bluffé. M'a scotché à mon fauteuil. Pas uen fausse note. Pas une minute d'ennui. Pas une scène de trop ou une musique de travers. Tout ce qui est montré participe à la construction de l'intrigue ou de l'atmosphère, et tout monte en intensité ... Ce film, c'est un truc de taré. Fallait bien un type que j'aime pas pour réaliser un truc qui me gifle avec autant de vigueur !







4. Whatever Works (Woody Allen, Etats-Unis)
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Allez, je le fais : parce que Woody Allen. Parce qu'il n'y a pas un seul Allen qui m'ait déplu depuis Melinda & Melinda. Forcément, j'allais pas louper celui-là. J'en avais parlé en disant que c'était peut-être pas la comédie de l'année ... ben en fait, sans doute que si. Et puis il y a Cavill, ça compte. Et puis c'est hilarant, vraiment. Improbablissime, mais hilarant.

En fait, c'est sans doute le film qui se rapproche le plus du mode narratif des séries TV aéricaines que je prends en intraveineuse les soirs où j'ai du temps pour moi (comprendre : les soirs en mode loque) : narrateur, petites leçons de vie, regards caméra ... et situations hilarantes. C'est ça, en fait : Whatever Works, c'est la première série d'1h30.




3. The Reader (Stephen Daldry, Allemagne/Etats-Unis)
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Depuis le temps que tu lis les aventures désastreuses de mon existence insipide que je te laisse capter en filigrane de mes envolées romantico-lyriques devant le moindre tableau ou la moindre affiche dans le métro, tu as dû comprendre que j'aime les histoires fortes, tendues, au bord de la rupture, parce que c'est sans doute comme ça que je me sens vivant. Sur fond de déportation, de sacrifice injuste et de tendresse charnelle intelligemment montrée, The Reader est un excellent film. Une de ces histoires terribles qui part d'un constat infernal et qui en explique petit à petit les rouages avant de montrer le naufrage ultime.

Juste incroyable.



2. Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, Etats-Unis)
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Ok. Inglourious a été LE film de la rentrée : le film total. Des références partout, une ironie énorme, des films dans le film, des choses très inégales (deux gifles pour Daniel Bruhl, deux révérences devant Christopher Waltz).

Et puis, c'est Tarantino : ça claque fort, ça fait du bien.







1. (500) Days of Summer (Marc Webb, Etats-Unis)
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Et bien ... parce que.
J'avais tout dit .

Un film essentiel.















De là, quelques constats ... effrayants (et encore, vous n'avez pas vu le top 15 de la décennie ...).

1) Pas le moindre film français.
2) Gros trust du ciné indé américain (Mendes, Miller, Tarantino, Webb)
3) 3 fictions historiques (2 sur WW2, 1 sur 60's) / 3 films "étudions la psychologie" / 3 "modes de vies d'ailleurs"


Pour la fin de l'année, seraient susceptibles de rentrer dans le top 10 :
- Le Soliste (Joe Wright) : La musique et la schizophrénie, mon mariage idéal !
- En eaux troubles (Erik Poppe) : l'étrangeté venue du froid.
- Treeless mountain (So Yong Kim) : tristesse à l'asiatique = finesse ou ennui ?
- La merditude des choses (Felix van Groeningen) : qui sait, la comédie de l'année 2010 ?

Voilà voilà ...

Publié dans Ciné

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