Révélations

Publié le par Charlie

Les Césars reviennent, Zoe Cassavetes aussi.

 

Le monde est une immense scène. Tous, hommes et femmes, des gens qui y font leur entrée, qui y font leur sortie ... Faut dire que Shakespeare ne connaissait pas le cinéma, mais c'est parce qu'il n'avait pas de carte UGC. Du coup, il ne sait pas que le monde est un immense plateau de cinéma, en vrai, ni que tout le monde n'y fait pas son entrée et sa sortie. En attendant, quand vient l'heure des Césars, on fait le bilan de ceux qui y font leur entrée, et comme ils sont légion, on fait un petit tir groupé histoire d'y voir plus clair. C'est pourquoi Zoe Cassavetes, fille-de au carré (John qu'on-ne-présente-plus Cassavetes et Gena Rowlands), est dans la lumière : elle nous a concocté un petit court-métrage très Foon-esque réunissant tous les pré-nominés au titre de Révélation 2011.

Eeeeet action ! 

 

Alors, évidemment, on la voit bien, la patte américaine : d'où on a de tels stéréotypes scolaires, en France ? D'autant que le lycée Molière, situé dans le XVIè, est bien loin du combo uniforme + musique rock ... Saluons le ludique du film, qui aura sans doute du mal à transparaître dans la cérémonie elle-même.
Mais sinon, qui qu'on retrouve ? Des têtes d'affiches, y'en a un paquet, et si tu ne les reconnais pas tous, tu repères plus facilement les garçons que les filles. Pour preuve : Salim Kechiouche (Les amants criminels, Le fil), Grégoire Leprince-Ringuet (La princesse de Montpensier), Johan Libéreau (Douches froides), Cyril Descours (Complices), Pio Marmaï (D'amour et d'eau fraîche), Jules Pelissier (Simon Werner a disparu), Raphaël Personnaz (La princesse de Montpensier, La chance de ma vie) sont des visages sont on se souvient, là où côté filles, on n'a de souvenirs que de Leïla Bekhti (Un prophète, Tout ce qui brille), Anaïs Demoustier (Belle épine), Audrey Lamy (Tout ce qui brille) et Léa Seydoux (Belle épine, Les mystères de Lisbonne, Robin des bois). Le cinéma a-t-il plus de mal à imposer ses figures féminines que ses jeunes premiers ?
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La question reste entière, et demeure symptomatique de l'influence des filles moins forte que celle des garçons sur grand écran. Tu me diras "C'est par périodes". Et tu n'as pas tort, mais quand même, ce serait bien qu'on ait quelques grandes actrices dans la jeune génération. Aussi contestable cela soit-il, les actrices devenues incontournables n'ont pas vraiment de talent exceptionnel (Marion Cotillard, Mélanie Laurent, Ludivine Sagnier, Charlotte Gainsbourg, ...) : où sont nos actrices fabuleuses ? Bon, c'est vrai, on aurait bien du mal à en faire la liste chez les garçons aussi ...
L'autre question que soulève ce petit film de présentation des pré-nommés, c'est ... Le cinéma français tente-t-il de s'américaniser ?

Publié dans Ciné

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