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Moi aussi je peux être nommé aux Golden Globes.

Publié le par Charlie

Mouhahahahahahahahaha. Rien que ça.

Je viens de jeter un oeil amusé aux nominations aux Golden Globes 2010. Tu sais, le prix américain remis par la presse internationale à des films américains. Et à un film étranger. Et crois-moi, j'ai des choses à redire.

golden globe 2008

 

1) Que fait Burlesque dans la catégorie Meilleure comédie musicale ?

Je crois en avoir déjà étalé assez sur l'extrême médiocrité de ce film. Qu'il ait été rentabilisé sur le sol américain parce qu'il y a Cher et Aguilera sur l'affiche, qu'il y a l'expression "make a star" aussi, et parce qu'il est question de music-hall, je peux comprendre. Ca n'en fait pas, pour autant, un film de qualité.

 

2) Que fait Alice in Wonderland dans la catégorie Meilleure comédie ?

Tous les gens qui m'ont parlé d'Alice m'ont dit à quel point ils avaient été déçus. Et je les comprends, n'ayant pas été submergé par des émotions m'emportant dans un univers de bonheur joyeux par ce film. Burton, j'adore. Depp, j'adore. Bonham Carter, j'adore. L'histoire d'Alice, j'adore. J'adore le Disney, aussi. Et pourtant ... Le hic vient sûrement de là : quiconque a vu le Disney détestera le Burton. Et qui n'a pas vu le Disney ? Les Américains eux-mêmes, j'imagine ...

 

3) Que fait Johnny Depp dans la catégorie Meilleur acteur comique pour Alice in Wonderland ?

Comme je le disais à l'instant, j'adore Depp, mais je déteste Alice. Hum hum hum. A y repenser, je n'ai pas vu Depp dans un bon rôle depuis un moment (même si j'ai pas tout vu). C'est facile, si on retire les Pirates of the Caribeans (parce que bon, Jack Sparrow c'est un mythe, plus un rôle), je ne l'ai pas vu dans un bon rôle depuis The man who cried (2000). Allez, je vais être sport : depuis The Imaginarium of Dr. Parnassus (2007). C'est pas Alice qui va me faire changer d'avis. Par contre, The Tourist, peut-être ...

 

4) Pourquoi Johnny Depp est-il deux fois nommé dans la catégorie acteur comique ?

Bon, ça, c'est une fausse question. C'est pas la première fois que ça se produit, pour autant, je souhaite que Depp, s'il gagne le prix, le gagne pour The Tourist (même si je ne l'ai pas vu ... Une question de temps, je t'en reparle dès que je l'ai vu) plus que pour Alice. Parce que ce serait lui rendre vraiment hommage.

 

5) En quoi Jeremy Renner a-t-il sa place dans la catégorie Meilleur second rôle pour The Town ?

Je ne t'en ai pas parlé, mais The Town, je l'ai vu.Un film très inégal, mais quid des acteurs ? Ben Affleck était convaincant, mais pas dans le rôle qu'il devait jouer : il était très bon dans "Ben Affleck joue un bad boy repentant parce qu'amoureux". Derrière, il y avait donc Jeremy Renner, en bad boy tendu, violent, mordant ... Bon, OK, au fond, j'aimerais bien qu'il gagne, parce que je me souviens de sa prestation, à lui, au moins ... Non, la vraie question, c'est : pourquoi Joseph Gordon-Levitt n'est-il pas nommé pour Inception ?

 

6) Le titre du meilleur réal se jouera-t-il entre Nolan et Fincher ?

Je ne dis pas que les autres n'ont aucune chance (d'autant que pour certains, je n'ai pas vu le film), mais de ce côté-ci de l'Atlantique, on a quand même l'impression que les deux films à avoir fait le plus de buzz là-bas (en plus d'ici) sont Inception, le film au concept génial de Christopher Nolan, et The Social Network, le film biopicoïde de David Fincher. Si y'avait que moi, et si l'on ne devait ne juger que la réalisation (i.e. la qualité de l'image, la beauté du film), on devrait donner la palme à Nolan, grâce aux effets spéciaux souvent ouf et à la dilatation temporelle succulente. Mais aussi à Fincher, parce que si son film est techniquement moins innovant, il est quand même pas loin du parfait. A Nolan pour le spectacle, à Fincher pour la qualité.

 

7) Que fait "You haven't seen the last of me" (Burlesque) dans la catégorie meilleure chanson originale ?

Autant le fait qu'un chanson de Christina Aguilera, dont la voix est impressionnante et très finement utilisée malgré son côté cliché-de-chanteuse-à-coffre, figure dans les nominations, je peux comprendre. C'est sans doute le seul prix que miss Aguilera puisse se permettre d'espérer vraiment pour le ridicule Burlesque. Autant la présence d'une chanson même pas belle de la voix la plus vocodée de l'histoire (aka celle de Cher) y soit, je saisis pas. Ahhhh siiiiiii ... C'est parce que Cher avait dit qu'elle arrêterait le cinéma ? Genre c'est une chanson pleine de cet espoir gluant qu'avec de la volonté (et un besoin de fric)(et de reconnaissance) on peut tout réussir ? Ouais. Cher, s'il te plaît, retourne t'enfermer dans ta clinique esthétique et fous-nous la paix.

 

8) Le prix de la meilleure musique se jouera-t-il entre Hans Zimmer et Trent Reznor + Atticus Ross ?

Ca, par contre, je t'en ai parlé. Le jury va avoir du mal à trancher, tant les deux bandes originales sont excellentes mais radicalement différentes. D'un côté, l'excellence symphonique de la forme "musique de film" classique, celle d'un film à sensations, la BO d'Inception par Hans Zimmer. De l'autre, la recherche rythmique et mélodique d'un film électro, acide et excellent, la BO de The Social Network par Trent Reznor + Atticus Ross. Donner le prix à l'un et consacrer l'excellence classique ou le donner à l'autre et reconnaître la subtilité d'un concept musical underground. J'ai peur de savoir déjà...

 

9) Pourquoi est-ce le très très naze Le Concert qui représente la France ?

Ca reste une énigme. Le film le plus énervant de l'année 2010 : excellente musique (les vingt dernières minutes sont tout simplement sublimes), mais on doit endurer plus d'une heure de comédie grotesque à clichés (sur les Russes ET les Juifs)(et les Juifs de Russie, oui) et de complainte lamentable sur le secret de famille sur fond de goulag ... Mélanie Laurent mérite le prix de l'actrice la plus à gifler pour ce film, Miou-Miou celui de l'actrice la plus transparente, et le réal s'est quand même pas vraiment foulé ... On a peu de chances, avec un film boulet pareil.

 

10) Qui a vu Haeven ? Et The Tourist ? Et Black swan ?

Pour celle-là, je cherche juste une réponse. C'est bien ? Des avis ?

 

A cette vitesse-là, moi aussi, j'peux être nommé aux Golden Globes. Pour le prix de la meilleure escroquerie.

Publié dans Ciné

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I love you Gene Kelly.

Publié le par Charlie

Ca fait un moment qu'il n'a plus d'actu, mais Gene Kelly est comme les diamants : il est éternel. Lorsqu'il vit Micheal Jackson danser, il lui écrivit pour lui dire qu'il pouvait enfin se retirer : il avait trouvé son digne successeur. (Bon, en vrai, c'est Fred Astaire qui a dit ça, mais Gene n'aurait pas pensé le contraire ...)

 

Gene Kelly, il sait danser sur une scène :

 

Gene Kelly, il sait chanter et jouer la comédie :

 


Gene Kelly, il sait danser, chanter et jouer la comédie EN FRANCAIS : 

 

Gene Kelly, il sait même danser avec des personnages imaginaires que tu rajoutes sans after effects :


 
 

 

Publié dans Danse

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Burlesque, un film ... burlesque.

Publié le par Charlie

Wikipédia dit : "Le  burlesque (de l'italien burlesco, venant de burla, « farce, plaisanterie ») est un art du décalage qui consiste à traiter un sujet noble en style bas."

 

Steven Antin, qui pond un film tous les dix ans, a décidé de tenter sa chance dans le registre, et présente Burlesque, un film sur l'univers du spectacle ... sans aucune originalité. J't'explique.

 

- Scénario -

Burlesque0.jpgAli est serveuse dans un bar pourri du fin fond de l'Iowa. Elle est blonde, elle est mince, elle a de super nichons, et elle rêve de music-hall. Enfin, elle veut devenir une artiste, quoi, une vraie, pas comme toutes ces Américaines un peu légères du bocal. Sa paie en poche, elle débarque à Los Angeles, où la désillusion est grande : pas une seule audition de réussie. Nulle, Ali ? Sans doute, mais elle ne s'arrête pas là, et pousse la porte du Burlesque Lounge pour voir ce qui s'y fait. Littéralement submergée par la qualité de ce qu'elle voit, elle pose LA question qu'il faut à qui il faut (aka le barman) : qui doit-on draguer pour bosser sur scène ? Et le barman de répondre : Tess. C'est la patronne. Pas de bol : Tess jette Ali, qui fait du zèle et devient barmaid. Un peu plus tard, elle force la main à Tess pour passer l'audition. Elle est tellement relou, Ali, que Tess plie et l'engage. Ali fait des jalouses, et une des danseuses coupe le son pendant un numéro. Pas de souci : Ali a une voix de ouf et sauve la soirée. Banco : Tess la promeut vedette et veut créer un show juste pour Ali. Bref, tout va très vite, sans embûches, tout ça. Rajoute qu'Ali sauve le club grâce à ses bonnes idées, qu'elle ne tombe pas dans le panneau du mec friqué qui veut la sauter, qu'elle réussit à avoir une belle histoire d'amour mièvre avec le barman et qu'elle devient une star, et tu te dis que wow, c'est vraiment un film étonnant.

Pourquoi étonnant ? Parce que c'est l'histoire d'une ascension trop facile, mal ficelée, c'est trop gros pour qu'on y croie.

 

- Interprètes -

Ali, c'est Christina Aguilera. Tentée par le milieu du cabaret lorsqu'elle a co-repris Lady Marmelade pour Moulin Rouge, après avoir signé un album sur cet univers (plus orienté cirque, cela dit), elle s'offre enfin un premier rôle au cinéma, de préférence un rôle où elle chante. Sa voix est magnifique, puissante, suave ... on ne dira pas le contraire. Mais tout le reste est à jeter. De sa bouille de gamine capricieuse, de fausse ingénue, à son jeu digne d'un mauvais cours de théâtre avec des primaires (qui, eux, bénéficient de la candeur enfantine), il n'y a rien à en garder. Heureusement qu'il y a son corps de rêve (bien qu'un peu rachitique) et son aptitude au show pour pardonner un peu sa gaucherie. Tournant exclusivement autour de sa voix, l'interprétation de Christina Aguilera est pire que médiocre. Pas folle, la chanteuse s'est fait productrice des musiques, histoire d'assurer le seul succès du film : sa bande son (et encore ...).

Burlesque2.jpg

Tess, c'est Cher. Une autre chanteuse, on avait de quoi s'inquiéter, surtout quand il s'agit d'une icône dont les récents agissements musicaux font plus rire qu'autre chose. Avec son physique retapé entièrement, Cher réussit, elle, à rendre crédible son personnage, bien que le rôle soit pâlot : peu de risques pris, pas de scène mémorable. Ses multiples interventions chirurgicales au visage la rendent inexpressive au possible, si bien que c'est la musique ou l'ambiance qui nous disent si elle est heureuse, en colère, triste ou inquiète. Ses numéros musicaux (il y en a deux) sont sans envergure, sans classe, sans paillettes ... alors qu'on est dans le milieu du burlesque. Dommage, mais pas si terrible.

Burlesque4.jpg

Les autres sont très secondaires. Le barman, Jack, c'est Cam Gigandet. Touchant, assez juste, mais utilisé uniquement pour sa gueule d'ange et son physique TRES avantageux (ventre plat, muscles saillants, sourire Scotch Brite), le pauvre Cam est réduit au poste du mâle bêta : il est beau, il est sensible (il joue du clavier ...), il est tiraillé entre le désir pour Ali et la fidélité pour Natalie. Bateau, sans surprise, déjà vu. Les girls servent de faire valoir. Christina Aguilera est la personnalité centrale qu'elles viennent encadrer dans les numéros. Dans le tas, une "amie", Georgia (Julianne Hough) et une rivale, Nikki (Kristen Bell, sortie de Veronica Mars), et la Black-des-quotas, Coco (Chelsea Traille) : elles ne servent à rien en dehors de la scène. Dommage. Rajoute au casting un stage manager pédé ET sarcastique (Stanley Tucci), un entrepreneur immobilier véreux (Eric Dane, échappé de Grey's Anatomy) et un ex-mari de la patronne co-propriétaire du club (évidemment financier sans sensibilité, interprété par Peter Gallagher, échappé de Newport Beach), et tu auras le décor complet de ce film où les personnages sont aussi peu convaincants que Carla Bruni quand elle parle de fission de l'atome.

 

 

Le problème de Burlesque, c'est que c'est un film qui ne va pas au bout de ses ambitions :

- Le patron est une femme, Tess, tant et si bien que dans une histoire où le duo patron-danseuse, il ne peut y avoir de rapport de séduction alors qu'on est dans un club de strip-tease.

- La patron est une femme, Tess, tant et si bien qu'il devrait y avoir un rapport ancienne-nouvelle, une rivalité sur le temps qui passe, un discours sur la gloire passée et la scène d'aujourd'hui. Ben non.

- C'est un club de strip-tease, mais 90% des numéros sont des clips vidéos sexy, tout au plus. Une seule scène où Aguilera s'effeuille, ça fait court. De même, zéro discours sur le corps, la pudeur ou la sensibilité.

-> On pourrait dire, alors, que Burlesque sort des sentiers battus et des thématiques rabattues ... sauf qu'en évitant consciencieusement les incontournables, il fait du spectacle un recours injustifié, sinon donner à Christina Aguilera le plaisir de jouer les vedettes alors que sa carrière musicale s'effondre. Bas prétexte.

- la catchline du film, "It takes a legend to make a star", ne s'applique pas du tout au scénario. Tess n'enseigne rien à Ali sur l'art de la scène, sur le spectacle, sur la vie. Et pour cause, Ali sait déjà tout du milieu où elle veut bosser. Crédible, hein ?

Burlesque1.jpg

L'autre problème de Burlesque, c'est qu'il y a plein de trucs qui vont pas :

- Ali sait tout, déjà. On ne la voit pas souffrir pour réussir, elle ne répète pas pendant des heures, elle ne sue pas ... Enfin si, elle répète un ou deux mouvements de bras quand elle marche dans la rue. Non, c'en est pas juste, d'ailleurs : elle semble être une star dès le départ, facilement, sans bosser. Triste image à donner aux jeunes qui veulent se lancer.

- Le Burlesque Lounge est au bord de la faillite, mais le barman peut quand même embaucher une nouvelle barmaid sans que personne ne bronche.

- Il y a des numéros très acrobatiques, mais le réal fait peu de plans larges, beaucoup de gros plans sur Xtina, si bien qu'on ne se rend que très moyennement compte de la qualité du spectacle.

- j'en ai encore 25 sous la main, mais je te laisse découvrir la suite tout(e) seul(e).

Burlesque3.jpg

Le dernier problème de Burlesque, c'est qu'il tend le bâton pour se faire battre :

- Les chorégraphies sont pompées quasi intégralement sur Chicago, de Rob Marshall.

- L'ambiance du club est, elle, complètement copiée sur Moulin Rouge, de Baz Luhrmann.

-> Burlesque, en s'attaquant à un genre qui a déjà ses mythes (Cabaret, All that jazz, Chicago, Moulin Rouge ...) joue quitte ou double : soit il renouvelle le registre en apportant une vision innovante et une histoire originale, soit il se vautre lamentablement en faisant de l'imitation sur un scénario bateau. Tu auras deviné où il se met...

 

Au final, Burlesque appartient bien au registre burlesque : un sujet noble, le cabaret, traité avec un style bas. Souterrain, en l'occurence.

Publié dans Ciné

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A nous les petits Anglais.

Publié le par Charlie

Quand je regarde ce que les salles obscures vont héberger à partir de mercredi, je pense avec beaucoup de compassion à toutes les filles de France, à toutes ces filles qui aiment rêver en regardant le sourire craquant ou l'oeil coquin de l'acteur principal (ou même du second rôle) sur grand écran. Bon, bien entendu, à l'heure de la cyberdrague sauvage et du téléchargement de photo dénudées de Jude, Ashton ou Leonardo (oui, mes références en termes de "il les rend toutes humides" datent un peu), plus besoin d'aller au ciné pour bavouiller, mais quand même, je pense aux puristes. Du moins aux cinéphiles ...

 

Alors, que nous proposent les sorties de la semaine ? Etonnamment, l'essentiel de ceux qui habiteront vos futurs fantasmes semble venir ... d'Outre-Manche. Tour d'horizon.

 

# La bombe américaine : Josh Duhamel (38 ans)

Avouons-le, les hotties from Hollywood sont légion, et on en reçoit une floppée tous les ans. Cette semaine, pas de joli vingtenaire talentueux bankable to be (comme Matt Lanter et Chris Riggi la semaine dernière dans Mords-moi sans hésitation)(fallait donc s'accrocher pour y voir du talent ...), mais de quoi damer le pion trentenaire à Hayden Christensen ou Paul Walker (tous deux à l'affiche de Takers), mais aussi à Chris Evans (dans Scott Pilgrim), non pas dans un film d'action, mais dans une comédie romantico-familiale : Bébé, mode d'emploi, aux côtés de Katherine Heigl. En principe, ma gourdasse adorée, tu devrais donc tomber amoureuse de Josh (un beau mec qui berce un bébé, c'est siminioooooooon) ET adorer le film, comme tu as aimé En cloque mode d'emploi, 27 robes, L'abominable vérité ET Kiss & Kill. D'ailleurs, tu étais successivement (re)tombée amoureuse d'Edward Burns, James Marsden, Gerard Butler ET Ashton Kutcher. En fait, tu es contente, parce que Katherine Heigl, c'est un peu ta nouvelle Jennifer Aniston, mais en vraiment drôle, et puis elle est plus sexy, Kate. Tu t'identifies donc à fond. Bref, tu vas adorer Josh parce qu'il a une barbe de trois jours, la taille fine, qu'il berce un bébé et que Katherine Heigl en est folle à la fin.

 

 

# L'outsider français : Johan Libéreau (26 ans)

Côté bombasses élevées au vin rouge, c'est carrément morte plaine depuis un moment. Après, je te parle de goûts, t'as le droit d'en avoir de mauvais, évidemment. Donc tu vas me sortir du Benoît Magimel, du Jonathan Zaccaï, du Hippolyte Girardot ... mais en vrai, depuis Jérémie Rénier (dans Potiche) et Johan Libéreau (dans Belle épine), on les cherche un peu, les tombeurs du ciné made in France. Ben justement, revoilà Johan, qui a pris un coup de vieux depuis Douches froides (2005) et Les témoins (2007), et ça le rend ... ben ça en a fait une pompe à libido pour les filles ayant du goût. Johan revient, tel Jésus, dans L'étranger, de Franck Llopis, avec un second rôle. La bande-annonce n'est pas claire claire : artiste ? malfrat ? jouet ? novice ? Hum. La frange ne le met pas forcément à son avantage, c'est certain, et la moustache, c'est pas un cadeau, mais mais mais MAIS il est gauche, et ça ça plaît un peu aux filles, parfois. Tiens, extrait :

 

 

Et c'est tout. Oui, c'est TOUT ce qu'Hollywood et Paris te proposent pour te faire rêver cette semaine. Pas facile facile. Heureusement, y'a London, aussi. Et cette semaine, y'a plein de petits Britons pour te changer les idées, ô poulette décérébrée qui ne pense qu'à fantasmer plutôt que de voir que ton mec a plein de qualités. Tout comme le film, au delà de la plastique de leading role.

 

# Le newster Aaron Johnson (20 ans)

Après l'adolescent psychofou dans Chatroom et le superhéros himself dans Kick-Ass, Aaroooooon revient sur vos écrans sous les traits de John Lennon dans Nowhere Boy. Attention, si la ressemblance physique est valable, c'est parce que Lennon n'avait pas de visage excessivement marqué, jeune : un nez long, des petits yeux ... en te rajoutant des lunettes rondes, toi aussi tu peux ressembler de près ou de loin à Lennon (si tu as un visage rond, tu seras Harry Potter, fais gaffe). Alors Aaron rentre aussi bien dans le rôle de John que Thomas Sangster dans ceux de Paul (McCartney, my beloved), donc on va dire que s'il a eu le rôle, c'est parce qu'Aaron couchait avec le réal ... qui n'est autre que sa copine, Sam Taylor-Wood. No offence, hein, mais j'pouvais pas n'pas l'dire. Aaron joue un Lennon aux allures de James Dean. Dans ce qu'on s'imagine de la légende Beatles, y'a pas ça, ou pas tout à fait, enfin bon, c'est pas forcément à ça qu'on pense, mais faisons confiance à Sam pour nous servir une histoire qui nous prenne aux tripes.

 

Petits, petits, je m'suis un peu avancé. La british relève est plutôt trentenaire. Suivant !

 

# Le poétique Rupert Friend (29 ans)

Dans Pride and prejudice (2006), La dernière légion (2007) ou Chéri (2009), je l'ai soigneusement évité. Par contre, dans Young Victoria, film magnifiquement romantique sans être cucul la pral' (sauf du point de vue de la musique), il était excellent, très juste, très joli, très ... récompensable. Aux côtés d'Emily Blunt, il incarnait un prince Albert joli, sérieux, tendre, bref, concerné et complètement in love avec la queen of England-and-so-on : la preuve. A croire, entre Young Victoria et Bright star, que les Anglais magnifient le romantisme britannique à la XIXè siècle, mais surtout qu'ils sont les seuls à faire des vrais films romantiques. Bon, dans Lullaby, où tu pourras le voir dès mercredi aux côtés de Clémence Poésie, il se la joue un peu, entre Pete Doherty et Charlie Winston, mais si tu aimes les garçons un peu secrets et mystérieux, tu devrais kiffer.


Lover extrait de Lullaby

 

 

# Ben Barnes (29 ans)

Autour de Ben, il y a deux écoles. Il y a ceux qui voient en lui le prince Caspian du deuxième volet de l'aventure Narnia, et ceux qui ne peuvent le voir autrement qu'en Dorian dans le Portrait de Dorian Gray. Dans les deux cas, son cheveu long, sa mâchoire carrée, son regard profond envoient du bois, en font un personnage intense et en proie au romantisme de la vie (et pas amoureux, whatsoever). Il revient donc dans le troisième volet de Narnia. J'irai pas le voir non plus, parce que moi, je suis Barnesien de l'école Dorian Gray, donc ... Quoi c'est pas incompatible ? Hé, si t'as plus de règles ...


 

# James McAvoy (31 ans)

Lui aussi s'est illustré dans un Narnia. Le premier. Mais l'Ecossais a pris le large :  Le dernier roi d'Ecosse (de K. MacDonald, avec Forrest Whitaker), Penelope (trashicomédie où il conte fleurette à Christina queen of screen Ricci) ou encore Jeux de Pouvoir (du même MacDo, avec Russell Crowe et Ben Affleck). Il revient dans la peau de Valentin Bulgakov, ami proche de Mme Tolstoï (Helen Mirren). Physiquement, on dirait un peu Raphaël Personnaz (Anjou dans La princesse de Montpensier) sans les traits latins. Et le film a l'air long, mais plaisant. A toi de me dire.

 

 

Tout ceci ne répond pas à LA question que tout le monde se pose : Qui aurais-tu vu à la place de Michael Cera dans le rôle de Scott Pilgrim ?

Publié dans Ciné

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Je lui ai dit que tout irait bien.

Publié le par Charlie

Il est né prématuré au tout début des années 1930. Une chance inouïe.

Il connaît la forêt de Fontainebleau comme sa poche. Il faisait tout à vélo. Des kilomètres.

Il parle souvent de Champagne-sur-Seine. De sa mère. Et de son père, ingénieur des Arts et Métiers.

Il a fait latin-grec en prépa, et il connaît encore des citations latines impressionnantes.

Il a fait son service, et il a pas aimé ça. Il se souvient encore de cette phrase qu'on a apprise par coeur, un motto familial : Il est des circonstances où l'homme, quelqu'intelligent qu'il soit, obtempère à des raisons qui, bien qu'aléatoires, n'en présentent pas moins l'intérêt subséquent d'une valeur intrinsèque absolue.

Il est vétérinaire. Il a eu un chien, des chats. Il raconte avec précision ce que le vêlage a d'incroyable. Il montre même un foetus dans du formol.

Il disait souvent "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme", un extrait d'un Rabelais.

Il a rencontré Mitterrand, au hasard de son boulot. Il a même refusé un poste au ministère de l'Agriculture, parce qu'il voulait rester intègre.

Il peste, dès qu'on en parle, contre les hommes politiques, l'hypocrisie écolo, le nucléaire, l'agriculture.

Il fume comme un pompier, et tousse fort. Son col sent parfois bon le tabac froid. Il a la voix râpeuse.

Il aime le whisky passionnément, avec finesse. Je ne l'ai jamais vu ivre.

Il aime l'opéra, le classique, le jazz. Il est incollable, ou presque, en culture gé. Il regarde Questions pour un Champion.

Il a divorcé à une période où c'était mal vu. Deux fois. Le seul de sa famille, alors.

Il aime son pays d'adoption, sa Hague tortueuse, sauvage et si belle. Il aime le petit port de Goury, le vent sous les toits, les vagues qui s'écrasent sur la digue.

Il parle un peu anglais, mais l'Angleterre, c'est pour faire plaisir à sa femme.

Il a trois fils, et cinq petits enfants. Il leur ouvre tout l'espace de ses bras, toute la profondeur de son coeur, donne sa main bienveillante et son regard compréhensif.

 

Alzeihmer a fait la nuit dans sa mémoire. Quand je l'ai vu la semaine dernière, je lui ai dit qu'il ne devait pas avoir peur. Je lui ai promis que tout irait bien. Il était serein, alors. Et ce midi, alors que je parlais de sprt en salle chez Le Chaphobe, il a fait nuit sur sa vie.

 

J'suis super fier qu'il y ait, sur ma carte d'identité, son nom et son prénom.

Publié dans La vie

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