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L'art ... de la séduction.

Publié le par Charlie

J'emménage !

Pour inaugurer en beauté notre beau blog tout neuf, à vous et à moi, un petit article simple, léger, charmant. Ou presque.
First of all, un petit rappel d'où l'on vient : www.mydeconstructiontour.unblog.fr ; le temps de trouver comment tout importer dans les dossiers ici.

And now, soyons sérieux.

La séduction, c'est tout un art. Mais pour de plus amples informations, posez la question à quelqu'un d'autre.

 

La séduction, c'est aussi un état d'esprit. Pourquoi séduire ? Il y a ceux qui séduisent pour sortir d'un engrenage infernal où la solitude tue, les hormones travaillent, l'isolement assèche … Bref, l'âme soeur a le don de tout guérir en un temps record (si tant est qu'on use bien de l'art de séduire, voire plus haut). Réjouissons-nous, il semblerait que l'homme soit un animal social. Sociétal, même. Par ailleurs, il y a ceux qui séduisent  “pour ne pas rentrer seul, ce soir”. La solitude ne les tue pas encore vraiment, l'isolement leur sied de mieux en mieux, mais les hormones … foutues hormones ! Du coup (d'un soir), ils sortent en milieu peuplé et se lancent à la chasse à la chair. Avec des résultats très variés, selon leur maîtrise de la séduction et le public visé. Dans les deux cas, ne pas laisser son numéro de téléphone, c'est faire comprendre qu'en fait, la personne séduite n'a pas séduit. Hélàs.

 

On se serait volontiers arrêté à ces deux grandes catégories. En vérité, il manquerait une dimension essentielle. Le point commun de nos deux premières catégories, c'est le célibat. Leur différence, c'est son assomption*. Gardons donc la divergence et changeons le point commun (oh, la belle méthode cartésienne !).

 

DONC, envisageons maintenant la séduction chez les gens maqués en couple. Quelle qu'elle soit, l'union de deux êtres humains (et a fortiori s'ils sont du même sexe) fait jouer des rapports de séduction entre eux : non pas qu'il soit question d'attirer l'autre, mais plutôt de conserver l'attrait déjà obtenu et, si possible, le renforcer, ou le moduler. Les nuances sont infinies, car dépendent à la fois du degré d'implication (noté I) des partenaires et de la durée (D) de l'histoire. Tant et si bien que, si Q est la quantité de séduction à développer pour que l'histoire marche, Q = D x (I¹/I²). Mais je sens qu'on est déjà allés trop loin. La grande question (qui est le véritable motif de ce post), lorsqu'on est en couple, c'est : doit-on arrêter de séduire le reste du monde ?

 

Un illuminé de mes amis m'a récemment posé la question en ces termes : “Que font-ils, ces jeunes et beaux garçons qui vont voir à droite et à gauche sans scrupules, mais qui préfèrent ne pas donner leur numéro de téléphone parce qu'ils sont en couple ?”

 

Je comprends son désarroi. Je le comprends d'autant mieux qu'il m'arrive encore, de temps en temps, d'allumer gratuitement. D'être le bourreau. J'expliquerai pourquoi. Dans ma tête, lorsque j'ai dû répondre sur le vif à mon illuminé, sont venus d'instinct les mots de “badinage”, de “libertinage”, de “besoin de séduire”, tous ne s'appliquant pas nécessairement à toutes les situations simultanément.

 

Le badinage reviendrait à ceux qui, heureux de ce qu'ils ont, sont amoureux de leur moitié, mais restent nostalgiques de ce moment où ils ont vu briller dans le regard d'autrui, après un usage savant (même si inconscient, quelquefois) de leur technique de séduction, la première flamme du désir. Ou le premier éclair d'intérêt. Ils badinent pour plaire, simplement. Alors quoi ? Ca excuse tout ? En vérité, il doit y avoir dans leur processus psychique une envie de plaire à d'autres motivée par plusieurs phénomènes possibles : 1) Ils sentent venir la fin de leur histoire et préparent le terrain ailleurs. 2) Ils se sentent enfermés dans une routine et veulent prendre des risques mesurés en attisant par jeu une certaine jalousie (ce qui, reconnaissons-le, est plutôt primaire, comme attitude). 3) Ils veulent simplement s'assurer que leur technique fonctionne toujours, parce que plaire, c'est important. Dans tous les cas, nous mentionneront l'existence d'un souci. Malgré tout, cela explique la raison pour laquelle lesdits badineurs refusent de laisser leurs coordonnées.

 

Le libertinage, quant à lui, est plutôt l'apanage des couples libres. On séduit pour en venir à l'horizontale, et à l'horizontale exclusivement. La chair pour la chair, sans autre prise de tête. Le plaisir comme seul objectif. Pas de sentiments, pas d'attachement, juste l'assouvissement brut d'une pulsion ordonnée par les hormones, dans un cadre moral prédéfini par le couple lui-même. Dans ce cas, on perçoit l'absence de risque pour le couple existant, sinon celui des IST, mais on dénote malgré tout une certaine légèreté -toute représentante du XXiè siècle-, qui n'est pas sans risques sur le long terme … Ici, le refus de laisser ses coordonnées peut se traduire par le refus, in extremis, de la tierce personne : “non, je ne coucherai pas avec toi, finalement”, mais en plus poli. La licence amoureuse a cela d'exceptionnel qu'elle peut, à l'envi, être exigeante et changeante, sans craindre d'y perdre gros.

 

Le besoin de séduire, lorsqu'on est en couple, peut être la simple résultante d'une habitude prise. On séduit parce qu'on a dû séduire pendant longtemps avant de trouver quelqu'un de stable. Non pas parce qu'on ne dispose pas des arguments pour, mais peut-être parce qu'on a été trop exigeant. C'est devenu un réflexe. Un pli. Malgré tout, si le couple est assez solide, assez tenu par des sentiments vrais, le besoin de séduire s'estompe rapidement. Toutefois, je serais tenté de dire que la rapidité d'estompage est inversement proportionnelle à l'âge, la maturité aidant.

 

D'autres encore pensent que la jeunesse est le moment de la séduction par excellence. Que le couple ne doit pas empêcher de séduire l'autre, simplement parce que les arguments nécessaires à la séduction ne sont pas éternels. “On est trop jeunes pour rentrer définitivement dans le rang” ou “On aime plaire, profitons-en” sont récurrents dans leur discours. On peut y voir un signe d'intelligence, ou du moins un signe d'acuité extrême vis-à-vis de la société : être conscient du jeunisme ambiant peut pousser à profiter de sa jeunesse. Avec le temps, on finira par préférer les partenaires d'âge mûr, simplement parce qu'on sera conscient que nos atouts, en vieillissant, changent de nature, changent de public. Fort heureusement. Ou, à l'inverse, on continuera de dragouiller les plus jeunes, en espérant que leur jeunesse nous rendra la nôtre, ou en pensant avoir le dessus.

 

Il manque certainement d'autres cas de figure, mais je pense avoir débroussaillé les grands types. Any comment ? I'll answer back.

 

Ci-contre, Joey, serial seducer, vous aidera sans doute à améliorer votre technique et/ou compléter vos connaissances en matière de séduction. Et ce, sur France 4, la petite chaîne culturelle qui patauge. Pour l'analyse, par contre, faudra aller voir ailleurs.

 

Vous pouvez revoir Hitch, aussi...

 

 

 

* assomption, n.f. : fait d'assumer.

 

Publié dans Les gens

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