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28 articles avec les gens

L'envers du décor.

Publié le par SaintLaz

Ingénierie tous azimuts

L'éveil de la façon dont les choses se font vient sans doute avec l'apprentissage de l'effet de cause à conséquences et se matérialise par les irréductibles Pouquoiiiiiii ? de nos chers enfants. Il en ressort le goût pour le démontage de la télécommande ou le dernier chapitre de chaque roman d'Agatha Christie où se réorganise tout le pourquoi du crime, avant le châtiment. Techniques ou sociologiques, les mécanismes se détricotent pour être mieux saisis, et, qu'il s'agisse d'une bonne émission de géopolitique ou d'une d'analyse filmique, la preuve par l'image consacre la victoire de saint Thomas sur la seule (bonne) foi, surtout en ces temps de victoire de l'image.
Toutefois, toutes les bonnes choses ont leurs limites, et on se méfiera des lectures biaisées de l'actualité (façon complotisme d'extrême-droite) et l'on saluera ceux qui se jouent de nous (façon Swagg Box d'Eric Antoine) parce que nous saurons faire la différence entre les fous qui veulent nous gouverner et les fous qui veulent nous distraire... Encore qu'ils se ressemblent, parfois. Mon conseil : avant de déclarer ta préférence, (re)lis, (re)vois ou (ré)écoute les gens qui ont été chercher les causes passées de nos conséquences actuelles. Politique (ou) spectacle, n'oublie jamais de savoir pourquoi l'herbe est verte, avant de choisir l'ailleurs. Nul ne doit être fan de Bieber ou de Poutine sans savoir ce qu'Universal Music et la SDN ont fait des terrains où ils agissent aujourd'hui - parce que jouir de l'instant est un plaisir éphémère, quand savoir est un plaisir durable.

Nous ne serions pas sur ce blog s'il n'y avait pas une bonne réflexion sur le sens de l'avis et son implication chez les artistes qui nous éclairent. C'est pourquoi je ne résiste pas à connecter cet article à ce qui fut mon clip de l'été, l'indescriptiblement sexy dans le ton et précieux dans la mélodie Open Saison de Josef Salvat, dont le clip indé déconstruit les clichés du genre - intelligence et bon son, que demander de plus ?

Publié dans Sons, Tendance, Les gens

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Le ciel attendra, il le faut.

Publié le par SaintLaz

Manipulation(s)

En ces temps de vacance intellectuelle campagne électorale, il m'a semblé être grand temps de faire le point sur ce qui constitue - lucky you - les seuls restes solides de mon année de philo-de-terminale (qui n'est pas tout à fait de la philo, sans être tout à fait autre chose) : la lutte contre le dogmatisme aveugle, et la nécessité de soumission au doute libérateur.
Notre raisonnement est une construction intellectuelle, qui n'a rien (ou presque) d'inné ou de purement personnel : non seulement ses éléments sont hérités d'un système de valeur appris (le bien/le mal, le vrai/le faux, la vie/la mort, le groupe/l'individu... et tous les trucs non-binaires auxquels tu penses), mais même son fonctionnement (ordonnancement des idées, conclusions, etc.) suit des règles qui ne sont pas innées, mais culturelles. Tu vois déjà où je veux en venir : formatage des cerveaux, pensée unique, complot international, contrôle par les extraterrestres. Et bien oui, c'est tout à f non : sans revenir sur la notion de système de valeurs fondamentales et sur la grande variété des sensibilités politiques (dans le sens "qui s'appliquent à la vie en commun"), s'il y a suffisamment de nuances pour qu'on puisse continuer à s'écharper en famille autour du rôti de veau tofu dominical, il faut rester attentif aux éléments de langage qui cachent des pensées toutes faites, qui caressent dans le sens du poil, qui, sous couvert d'une bonne formulation, peuvent en fait s'avérer dangereux. Joie ? Oui, si on utilise vraiment son cerveau pour se questionner, pas pour emmagasiner sans nuance. Alors que l'heure de nos pléthoriques agapes de couleuvres tendues par notre personnel politique de tous bords approche, il nous faut donc nous rappeler la question essentielle à se poser à chaque fois qu'une idée de vivre ensemble nous vient : derrière cette idée, quelle morale, quelle vision de ton prochain ?

D'une certaine façon, c'est la réflexion qui m'est venue après avoir vu Le ciel attendra, de Marie-Castille Mention-Schaar, sorti le 28 septembre dernier sur nos écrans. Il aborde la délicate question de la manipulation des esprits qui seule mène au terrorisme islamiste.

L'intelligence de ce film repose dans le choix des deux histoires qu'il nous fait suivre en parallèle : comment une jeune fille issue de la classe moyenne sombre dans le djihad, et comment la société tente de déradicaliser une (autre) jeune fille. Avec, en sus, les familles - les mères surtout, figures privilégiées de la connexion sensible (coupée), de la chair de la chair (arrachée), du modèle (bafoué).
Dans le contexte actuel, notre attention se focalise d'une part sur l'argumentaire des recruteurs islamistes, une construction calculée entre flatterie et tyrannie de la pureté, et d'autre part sur la fragilité des méthodes de désembrigadement, qui révèle à quel point cette société est désemparée, qui révèle notre naïveté.
On saluera les qualités filmiques - déconstruction de la ligne temporelle, incroyables interprètes (Noémie Merlant, bon sang !), finesse de l'intimité de la photographie - mais c'est bel et bien sur le discours que je veux capter ton attention.

Je te laisserai juge de la justesse ou de la cohérence de l'aperçu idéologique dessiné par le film. Mais penche toi sur la question de savoir si ces discours, les deux, servent des visions du monde, des idéaux. Demande toi si la pureté est une bonne réponse à la perte des repères de l'adolescence. Si les preuves par le réel sont le meilleur chemin vers la réalité. En fait, demande toi comment fonctionnent ces modes de pensée, ces routes idéologiques, et ce que cela traduit de nos postures, de nos places dans le monde, dans l'Histoire, dans l'instant.

Alors, quelle morale, quelle vision de notre prochain, dans Le ciel attendra ? A toi de jeter un oeil - et surtout, un neurone - sur ce film passionnant.

Publié dans Ciné, Les gens

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Circonspects.

Publié le par SaintLaz

Comme des enfants.

Nous sommes comme des enfants : dans l'imitation.
Nous parlons comme on nous parle ; une histoire d'habitude, ou de mimesis, pour l'adaptation. Pour mieux coller à notre environnement. C'est ainsi qu'on châtie son vocabulaire ici, qu'on le relâche là. Une semaine en famille, et l'on reprend les expression du pays. Des vacances en Floride, et notre anglais se mâtine d'espagnol.

La démocratie représentative est un confort pour l'électeur : d'autres vont se charger de penser et administrer le vivre ensemble (la cité, ou polis - le politique). Faute de temps de cerveau disponible, le citoyen se repose sur le journaliste politique, qui invite le tribun à nous expliquer ses vues, son projet, ses arguments, journaliste qui en fait aussi pour nous l'analyse. Pour éclairer notre vote à venir. Enfin, normalement.

A l'aune d'émissions telles Médias le Mag (France 5) ou le trop court Instant M (sur Inter avec l'excellent Bruno Donnet), nous ne devons pas seulement réfléchir à ce qu'on nous dit, mais à comment on nous le dit. Comme le disait Souchon (et comme le reprendra Pascale Clark), il faut voir comme on nous parle. Ecoutez bien, vous qui avez vos idées, regardez-les, ces tribuns qui parlent, et ceux qui les font parler.

Ecoute bien les paroles.

Comme on nous parle comme à des enfants, nous réagissons comme des enfants. Le débat du moment devient le nôtre, les journalistes les plus écoutés posent certaines questions pour obtenir certaines réponses, pour montrer sous un seul angle, et les politiques y répondent sans conviction, et nous réfléchissons le monde à partir de ça. Nos questions, nous les posons seuls dans notre salon, puis on les oublie. Et cette frustration, on la reporte sur les politiques ; on se dit qu'ils n'ont pas de vision. Et eux, leurs idées, rares seront les moments où ils peuvent nous les raconter. Ils se disent qu'on aime que les petites phrases, puisqu'on passe notre temps à leurs rappeler. Alors ils se plient à l'exercice. Vicieux, le cercle. Faut-il s'en contenter, ou faut-il bouder ? On boude. Comme des enfants. Ca se voit dans les urnes.

C'est un effort difficile, compliqué, qu'on demande aux politiques et aux journalistes ; l'expérience de la réalité du groupe (de la polis), pour avoir une vision, un projet. Parce que nous avons espéré qu'on nous donne des clés de lecture et de compréhension. Mais depuis longtemps, journaux télévisés et journalistes politiques n'ont plus dressé les politiciens qu'à la seule règle Paris Match : le poids des mots, le choc des photos. Le discours sur le monde n'est plus que la guerre des petites phrases et la foire aux gestes forts fabriqués. Et brasser du vide, donc.
Ils se renvoient la balle, qu'il s'agisse d'un Olivier Mazerolle assénant face aux errements de Copé et Fillon que la politique française à la petite semaine, y'en a ras-le-bol ; ou d'une Christiane Taubira, déclarant je n'ai pas les compétences pour guérir les gens du Figaro - mais soyons honnêtes, les mauvaises habitudes dépassent de loin les clivages politiques : c'est une question de ligne.

Evidemment, on en vient à se poser des questions, en tentant de ne pas verser dans le conspirationnisme ou la chasse aux sorcières. Le poids des chaînes d'info dans la formation de l'opinion est saisissant, le fait que ces chaînes aient toutes la même approche, les mêmes questions, les mêmes analyses, pousse parfois le citoyen à chercher une voix différente, ailleurs : la critique est lourde, et souvent "anti-système", ce qui le pousse dans les bras des idéologues simplistes et radicaux. Entre la vision unique à image unique et la vision extrême, ne peut-on pas avoir de nuances ? Difficile. Et le pire, c'est évidemment la polarisation de ces visions dans l'opinion. Même si nous serons attentifs à iTélé, pour faire plaisir à Thuillier, et à France Info, la nouvelle chaîne de l'info française, comme on l'était à France 24 ou à euronews, toutes en libre accès sur les bouquets télé ; en attendant les sursauts de BFMTV et d'LCI. Même si, comme Le Monde, on peut s'interroger sur leur co-existence, si c'est pour parler de la même façon.

Et on a beau avoir mal, ça ne change que notre perception d'une réalité qui semble en permanence se foutre de notre gueule. - Abd Al Malik, La guerre des banlieues n'aura pas lieu, p.104

Ce sentiment de frustration a mené à la popularisation de la démocratie participative, souhaitée et appliquée ici et là, mais aussi à la multiplication des collectifs citoyens de réflexion (Nuit debout, Bleu blanc zèbre, etc.). Mais elle peine à se répandre, d'une part parce qu'elle naît sur le terrain de la frustration politique, d'autre part parce qu'elle a ses limites (populisme, élitisme) et ses dérives (fragmentations, incidents).

Moi, je suis épuisé.
J'aimerais appeler le monde au réveil des consciences, à prendre du recul et à envisager les autres, le dialogue et le projet commun. L'humain comme un objectif noble, l'autre comme une richesse, le monde comme un trésor.
J'aimerais avoir une vision claire des idées et projets réels de ceux qui nous gouvernent.
Et surtout, j'aimerais avoir, à chaque fois, l'argument pour contrer les discours d'argent, les mots d'intolérance, les signes de violence et de rejet, les idées courtes et les analyses simplistes, pouvoir contrer tout ce qui
incite à soi contre les autres.

Je suis fait pour être Miss France.

Publié dans Politique, Médias, Les gens

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Le maillon faible.

Publié le par Charlie SaintLaz

Y'a des claques qui se perdent.

Bon, tu vois, dans la vie, il y a ceux qui détestent tout le monde et ceux qui font tout pour se faire détester. C'est chouette, parce que karmiquement, on s'y retrouve. En 2012, donc, année de la fin du monde, les seconds ont décidé de pourrir la vie des premiers qui, pour faire bonne figure, sourient et se plient à leur destin. Ainsi, on a relancé la chaîne-de-blogs. Le truc genre "Je réponds à x questions et je transmets à x autres victimes". Tu sais quoi ? Toute la blogosphère (skyblogs mis à part) trouve ça ringard, mais comme c'est Tambour Major, un blogueur que j'aime bien, lui-même victime de cette poisse ultime, qui me l'envoie, je vais le faire. Et puis pour toi, c'est tout bénéf : tu vas découvrir tellement d'choses sur moi ... Huhuhu.

 

1 – Vous devez publier les règles. Bon, ben ça, c'est fait.
2 – Faire 11 révélations à votre sujet. Tu vas voir, tu vas en prendre plein les yeux.
3 – Répondre aux 11 questions du blogueur qui vous a tagué. Tiens, les voilà, les questions : 1. Qu'est-ce qui te démange ? 2. Iras tu voter en 2012 et pourquoi ? 3. On mange quoi, ce soir ? 4. Rat des villes ou rat des champs ? 5. Que serait pour toi un monde sans électronique ? 6. Quel est le parfum de ton gel douche ? 7. Dans ton évier, là, maintenant, il y a quoi ? 8. Chèque ou CB ? 9. Le dernier morceau de musique que tu as écouté aujourd'hui, c'était ? 10. Laura Ingalls, c'est quand même une belle connasse, non ? 11. Le facteur sonne toujours deux fois... et toi ?

 

Alors tu vois, quand je les ai vues, ces questions, j'ai eu envie de partir vivre à Londres. Oui, parce qu'il faut arrêter de demander des trucs pareils, c'est pas possible, ne serait-ce que par respect, par envie, par besoin. Alors au lieu d'y répondre, comme ça, dans un blog, je préfère qu'on en parle tranquillement, en tête-à-tête. Tiens, ce soir, c'est resto : on mange ce que tu veux ! Non ? Tu préfères que j'y réponde ? Ecoute, chacun, ici sur cette terre, grand ou petit, jeune comme vieux, des villes comme des champs, chacun a son orgueil, chacun a sa pudeur. Je milite pour un monde plus calme, peut-être plus sain, où chacun ne serait pas obligé de dire qu'il broute du tiaré pour combler un vide angoissant. On a d'autres trucs à penser : le chèque pour le loyer ("Pour tout le reste, il y a Eurocard-Mastercard"), toutes ces conneries. Alors retourne aux choses vraies et belles (tiens, va écouter La belle au bois dormant, de Tchaikovsky, tu vas comprendre) et arrête de me harceler avec tes questions. Fais comme ta voisine : c'est peut-être pas une lumière, mais c'est une fille simple et pleine de bon sens. Sa vision de la vie est simpliste, mais au moins, elle emm***e personne avec ses questions. Je suis comme ça, moi : on ne me sonne pas, je vibre tout seul. Non mais !

 

Pour le reste, les règles, ça donnait ça :

4 -  créer 11 nouvelles questions. Les voici : La vie de Jésus : info ou intox ? Sachant que Carla Bruni s'est fait Enthoven père et fils, crois-tu que le suivant est Jean Sarkozy ? Quelle est la différence entre un pigeon ? En lisant quel livre t'es-tu dit pour la première fois "Je viens de rentrer dans la littérature" ? Sais-tu faire une omelette (et si oui, pourquoi ?) ? Si tu étais une marque d'ampoules, laquelle serais-tu ? Que penses-tu d'Oulaan-Baator ? Quelle est ta couleur de lacets préférée ? Si je t'embrasse, là, tout de suite, devant tout le monde, tu réagis comment ? Pourquoi tant de haine ? Que ferais-tu si tu gagnais 1 yuan ?

5 – Choisir 11 blogueurs et insérer un lien vers leurs blogs dans votre billet. Il n'en sera rien. Pour rendre son prestige à la blogosphère, il faut éviter que cette chaîne se propage. Je serai donc le maillon faible. Si, par contre, tu veux le faire parce que tu trouves mes questions trop topitop, fais-toi plaisir.
6 – Vous rendre sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été tagués. Aimez-moi, amis blogueurs : je vous ai épargnés.
7 – Ne pas les taguer sans les prévenir. Rassurez-vous : vous êtes tous sauvés, pas la peine de vérifier la sueur au front.
8 – Taguer obligatoirement 11 personnes. Onze de mes lecteurs peuvent donc souffler.

Publié dans Les gens

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What did you expect ?

Publié le par Charlie SaintLaz

Love is overrated.

 

En 2007, Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle, promettait que, durant son quinquennat, il ouvrirait le mariage à tous les couples qui s'aiment. En 2012, après 5 ans au pouvoir, non seulement il n'en a rien fait, mais il se prononce aussi contre le mariage homosexuel. Promettre à des femmes et à des hommes que l'Etat reconnaîtra la valeur de leur amour et, 5 ans plus tard, expliquer qu'il faut un retour à des valeurs morales strictes (i.e. "votre amour est immoral" ou, en langage UMP, "C'est dégueulasse"), ce n'est pas retourner sa veste, non : c'est insulter -une fois encore- les Français(es) concerné(e)s. Peut-on jouer ainsi avec l'intime dans le seul but de gagner des voix ?

 

En 2011, Florent Gonçalvès, directeur de la maison d'arrêt de Versailles, tombe amoureux d'une détenue. C'est Noces Blanches en milieu carcéral. Ayant déjà perdu sa femme, son boulot, son honneur, sa réputation, le joli coeur se retrouve traduit en justice par le Ministère Public, qui est prêt à lui demander 45 000€ d'amende voire -ironie, quand tu nous tiens- 3 ans de prison pour avoir refourgué des cartes SIM et 300 balles. C'est donc ça, aujourd'hui : les petites entorses à la règle qui n'engagent que leurs protagonistes sont traînés devant les tribunaux avec perte et fracas, quand les magnats de la finance qui plongent tout un peuple dans la misère se voient dérouler le tapis rouge.

 

Et dans tout ça, sans se laisser happer par la morale, des milliards d'individus ont célébré l'amour. La saint Valentin, ou l'art de prendre un soir pour se rappeler comme on s'aime, en dehors de la routine. Parce qu'il faut bien continuer à croire en quelquechose. Enfin, ça dépend, hein. Parce que l'amour, en France, on le moralise, on le normalise et on le célèbre surtout parce qu'il consomme.

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Publié dans Les gens

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