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8 articles avec radio

Amours belges...

Publié le par Charlie SaintLaz

J'suis tombé amoureux.

Je l'ai rencontrée un après-midi d'été. De la joie, de l'esprit, du piquant. Ca n'a pas été instantané, non, il m'a fallu quelques jours pour comprendre qu'elle était différente, qu'elle apportait à ma vie quelque chose d'inespéré. Et tout ça, juste en parlant. Je n'ai pas vu son visage, elle m'avait déjà conquis.

Depuis, tous les matins (ou presque), je me réveille avec la voix de Patrick Cohen, que j'adore sur Inter, que je déteste dans C à vous. Tous les matins (ou presque), à 7h57, je retombe amoureux. D'elle. Immanquablement. Drôle, sérieuse, ou les deux. Pimpante, effrontée, téméraire. Et Belge, même si ça ne change rien.

 

Si tu ne l'adores pas déjà, écoute donc Charline Vanhoenacker sur France Inter, dans le billet à son nom à 7h57, mais surtout dans l'incontournable Si tu écoutes, j'annule tout, de 17h à 18h, avec l'autre Belge décapant, Alex Vizorek.

Un gars, une frite.

Un gars, une frite.

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Pina, Wim et Pascale.

Publié le par Charlie SaintLaz

Pour ceux qui l'ont religieusement (ou involontairement) évitée pendant des années sur France Inter et RTL, Pascale Clark, c'est la voix off féminine la plus connue de France après Simone Hérault (aka la voix de la SNCF). On l'avait chaque samedi puis tous les jours dans un format intelligent sur Canal + dans l'émission d'interviews En aparté de 2001 à 2007.

Depuis septembre 2009, elle anime la tranche 9h-10h sur France Inter avec Comme on nous parle, traitant originellement des médias, dérivant joyeusement vers tout et n'importe quoi depuis. Ce jeudi matin, 24e jour de mars de l'an de grâce 2011, elle recevait ni plus ni moins que Wim Wenders, glorieux représentant du Nouveau Cinema allemand, auteur couronné de Paris, Texas, Les ailes du désir ou encore Buena Vista Social Club. Elle le reçoit, on s'en doute, pour son docu en 3D sur la chorégraphe allemande Pina Bausch, disparue en 2009, qui n'aura cessé de fasciner les artistes de toutes les disciplines. Bande-annonce :

Ce qui peut apparaître surprenant, c'est que Bausch a toujours refusé les captations vidéo de son travail. Elle voulait que les oeuvres créées évoluent avec le temps, au gré de la mémoire de ses interprètes, seuls passeurs de son imaginaire chorégraphique. La bande-annonce montre, au contraire, des extraits de ses spectacles ... L'Allemand aurait-il violé la volonté de l'Allemande ?
PascaleClark.jpgWimWenders.jpgQu'importe : Pascale aime faire des interviews décousues. En vingt minutes, elle lui parle de Pina, puis de Radiohead, et que je t'écoute un morceau, et que je te fais des blagounettes sur la sexualité suite à la chronique du Comte de Bouderbala. Revenant, enfin, sur Pina, elle lui demande des infos techniques, puis revient sur la première pièce de l'Allemande vue par Wenders, puis sur l'émotion ... A un moment, Pascale, on a envie de te demander si tu sais mener une interview filée, un truc allant dans l'ordre. Parce que tu sais, pour ton auditeur comme pour ton invité, c'est plus aisé, du point de vue construction de la pensée, élaboration du discours,... Reine de l'indiscrétion - sa phrase préférée étant sans aucun doute "et on ne peut pas le dire à l'antenne ?" - Pascale Clark pousse la curiosité mal placée en cherchant à dévoiler l'intime de ses invités ; finalement, elle fait à l'oral ce que les paparazzi font à l'image : arracher la pudeur et l'identité sans réel ménagement. Heureusement, si l'on ne peut pas toujours se cacher, on peut toujours se taire, et Wim a joliment résisté. Parlant du film, et donc de la danse, Pascale garde un aspect très extérieur au mouvement lui-même. "Elle faisait peur aux danseurs ?", "le deuil s'est fait pendant le tournage ?", "la cruauté, c'était nécessaire ?", "Est-ce que vous l'avez vue heureuse ?" ... 525036351.jpgJe sais, Pascale, qu'on ne peut pas vraiment parler de danse, de mouvement, que c'est impossible. Mais entre ne pas réussir à trouver les mots et religieusement passer à côté de la question, alors qu'on parle à un cinéaste (un autre pro du mouvement, donc), ça frôle, je trouve, la bêtise. C'est un peu comme demander à un cinéaste qui vient de terminer un film (au sujet duquel il te parle d'intime, de tripes et de moments précieux) quel sera son prochain film, un peu comme si on lui disait "on vient de parler de l'actuel pendant 30 minutes, on en a assez dit, c'est bon, passons au prochain". Pascale Clark, l'exemple type de la journaliste qui veut faire du buzz en étant dans le coup, sans creuser véritablement l'essentiel.
Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus - P. Bausch
N'empêche, quid de ma question ci-dessus ? Oui, le film devait être une trace, une fixation ultime de ses chorégraphies en 3D. Wim était le partenaire privilégié de Pina, elle a changé d'avis, comme si elle voyait disparaître sa mémoire, comme si elle voulait enfin confier l'armature de 40 chorégraphies à un tiers. Heureusement que Wim l'a amené dans la conversation, c'est pas toi qui y aurait pensé, hein, Pascale.

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Aufwiedersehen, liebe Morgensendung

Publié le par Charlie

Inter.jpgToi qui me lis souvent, tu sais à quel point j'aime certaines émissions. Karambolage, Le dessous des cartes, Culture Pub, Electron Libre, ... Entre Arté et Inter, il y a des programmes que je ne louperais pour rien au monde. Mais s'il y en a un dont je ne PEUX PAS me passer, c'est bien celui qui me réveille tous les matins depuis bientôt trois ans : la Matinale de France Inter.

 

 

DemorandGuillonMorel.jpgLa polémique qui enfle autour du litige Hees-Val-Porte-Guillon a clairement de quoi exister : les faits sont là, des manières de malpropre, des vengeances à l'antenne, et surtout, surtout, des centaines de milliers d'auditeurs chafouins parce que ... ben parce que ça se fait n'importe comment, et que déjà qu'ils y perdent Porte et Guillon, ça va commencer à faire beaucoup, non mais oh. Les raisons qui en ressortent sont éminemment pas les bonnes, quand aux vraies, ça m'étonnerait qu'on en entende un jour parler. De mon humble avis, autant Guillon était devenu ... banal, et on s'en remettra, autant Porte était encore très percutant, et ça me semble un tantinet prématuré, comme départ. Surtout que c'est un départ forcé. Bref, ça passe mal. Je veux bien que l'on dégage des animateurs qui ne drainent plus de public, des chroniqueurs qui ne sont plus pertinents, des humoristes qui ne sont plus drôles ... Mais dans leur cas, y'a maldonne.

Alors attends, je suis pas entrain de dire que la radio doit obéir aux volontés de ses auditeurs, hein. J'ai suffisamment peur (à tort, c'est vrai) des envies de mes congénères pour craindre que l'on ne se rue dans un système de divertissement au détriment de la culture, de l'info et de la créativité. Mais ceux qui souhaitent garder Guillon et Porte ne sont pas dans la simple optique du divertissement : ils sont motivés par la critique, la multiplication des points de vue et une certaine forme d'humour qui n'avait rien d'insultant pour la station, bien au contraire. Etrange, tout de même, cette forme d'auto-censure qui grimpe de partout, et qui habite la ligne éditoriale de Philippe Val. Toujours est-il que les auditeurs ont raison de pas être contents, mais que, hélàs pour eux, c'est encore la station (donc Val) qui fait ce qu'elle veut. Bref, c'est pas à ça que je voulais en venir. Moi, je suis triste parce qu'il n'y aura plus Demorand pour me dire bonjour le matin.

 

nicolas-demorand-serge-moati-france-5-ripostes.jpgAlors, faut dire que tout ça intervient dans un contexte de Domino-Day. Philippe Val, pédégé d'Inter, a reçu deux propositions. L'une d'Yves Calvi (qui animait Nonobstant, à 17h05), l'autre de Nicolas Demorand (qui tenait la Matinale de 6h30 à 10h). Nonobstant, c'était une interview culturelle ou politique rondement menée par un Calvi curieux tous azimuts, cherchant plus à découvrir le mode de pensée de son interlocuteur qu'à le tâcler en mode "j'vais t'expliquer qu'tu t'trompes". Depuis 2007, Calvi en a posé, des questions. Du coup, il changerait bien de registre. Sauf qu'ils n'ont pas trouvé de terrain d'entente, avec Val. Du coup, bye bye Calvi. Quoi mettre à la place ? Ben ... De son côté, Nicolas Demorand a la bougeotte. On ne peut pas lui en vouloir : 10 ans à se lever au milieu de la nuit pour donner du bonheur aux gens, c'est déjà du sacrifice. Ca doit plutôt bien t'éreinter les relations de couple, ce genre de trucs. Bref. Du coup, Nico, il voulait changer d'horaires ... Mais sans doute aussi revenir à ses premières amours : la pensée, la culture, la connaissance. Les interviews de mecs qui prétendent faire de la politique alors qu'ils font de l'esbrouffe, ça a du le saouler, le Nico. Alors il a proposé à Val de mener une émission de rencontres et de débats autour de la vie culturelle, ce qui devrait être pas mal. Sauf que cette émission aura lieu de 17h à 19h. Finie la douce voix de Nicolas le matin. Snirfl.

 

Donc il se passe quoi ? De 6 à 7, Audrey Pulvar fait une heure d'info. De 7 à 9, c'est encore de l'info, mais en profondeur, avec Patrick Cohen, "pour améliorer encore la vivacité et la réactivité" de la tranche horaire. De 9 à 10, Pascale Clarke envahit littéralement les ondes avec ses interviews pas originales. Il faudra donc attendre 17h pour retrouver la voix chaudement virile de Nicolas Demorand.

 

En attendant, je te conseille de te brancher sur Inter à 17h05 aujourd'hui, pour écouter la rediff de Ca peut pas faire de mal, présenté par le merveilleux Gallienne. Oui, le même Gallienne des Bonus de Guillaume, du Caligula avec Nicolas Le Riche et de Les garçons et Guillaume, à table !. Une heure de lecture et de littérature, ça promet.

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Minute (La dernière)

Publié le par Charlie

Ca y est, c'est vendredi soir ! Ca y est c'est le week-eeeeeeend. C'est pas tout, mais tu n'as rien foutu, cette semaine. Rien. Et tu as honte.

Quoi de mieux pour contrer la honte qu'une petite bonne action ? Mieux : qu'une petite bonne action qui t'obligera à réfléchir ?
Voilà ce que je te propose :
Ce soir, à Pleyel, on fête les 20 ans de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant. Un petit concert interprété par le philharmonique de Radio France emmené par Myung-Whun Chung, avec une chorale de 130 bambins dirigée par Sofi Jeannin. Autant dire qu'ils vont se bousculer sur la scène de la salle possédant la meilleure acoustique d'Europe.



Au programme :
Barakatt : Berceuse (mais siiiii, c'est l'hymne de l'Uniceeeef).
Moussorgsky/Ravel : Les tableaux d'une exposition
Ravel : La Valse et Le Boléro




C'est quoi le problème, alors ? Ben le tout est parrainé par la délicieuse et partageante Carla Bruni (Ouaiiiis !!!) -Sarkozy (Heeeeeeerk). The first lady herself (Bouuuuuuuh !!). Au profit de l'Unicef  (OoOoooooohh ...). Ca va t'obliger à réfléchir parce que ça va t'obliger à prendre parti. Plutôt Bruni ou sarkozy ? Engagée (humainement) ou engagée (devant le maire) ? Revêche ou Officielle ? Peau de mouton ou Givenchy ?

Tenté ? Dépêche-toi : c'est ce soir, à 20h. Et tu ferais mieux d'appeler avant.
Réservations :
Radio France - 01 56 40 15 16
Pleyel - 01 42 56 13 13 (sallepleyel.fr)

Ben oui, mais hé, si tu t'étais un peu préoccupé de te culturer, cette semaine, au lieu de regarder TF1, t'en serais pas là ce soir. Gros(se) Mali(g)n(e). Bon, sinon, ce sera évidemment retransmis un peu plus tard sur Radio Classique. Ou France Musique. Ou France Inter, en nocturne. Ou ... bon, je te redirai ça.


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J'écoute donc je suis

Publié le par Charlie

Rappelle-toi, c'était en 1980-81 puis 1982-83. On y était tous, quoi ...

C'était sur France Inter, en fin de matinée, avant le Jeu des Mille Francs. Claude Villers présidait un bien curieux tribunal. Satirique, ironique, sans langue de bois envers ses accusés, toujours des personnalités des affaires, de la politique ou de la culture. Le Ministère Public était représenté par Pierre Desproges, dont le réquisitoire débutait par « Françaises, Français; Belges, Belges; mon Président-mon chien, monsieur l'Avocat le plus bas d'Inter, mesdames et messieurs les Jurés; public chéri, mon amour ! Bonjour, ma colère ! Salut, ma hargne ! Et mon courroux, coucou ! ». L'Avocat de la Défense était Luis Rego, dont les parodies, les digressions et la dinguerie ont permis à bien des prévenus de ne pas être acquittés.

Dans les accusés célèbres, qui étaient toujours présents et souvent égratignés, on peut citer William Sheller, Daniel Toscan du Plantier, Dorothée, PPDA, Balasko, Séguéla, Cohn-Bendit, ... ou encore Jean-Marie Le Pen (voir le réquisitoire).
Pourquoi j'en parle ? Parce que les textes du Tribunal des Flagrants Délires viennent d'être réédités par Denoël, avec en bonus un CD sur le procès de Daniel Balavoine. Petite pépite d'humour grinçant, et comme l'humour est la politesse des désespérés, d'humour juste. 600 émissions, rien que ça. Luis Rego, ce matin sur Inter chez Demorand, le disait : "Au début, on sentait bien que ça marchait pas, et puis en octobre, clac ! (...) On nous accusait de salir l'image de la justice française, (...) mais il s'agissait surtout de dire les choses en face." Naturellement, ce serait bien plus difficile à amener aujourd'hui, à l'heure du respect pour les salauds (au nom de la dignité humaine) et du politiquement correct (ne pas s'énerver, ne pas s'énerver, ne pas s'én... rhaaaaaa !).

Bref, tu as sans doute chez toi les réquisitoires de Desproges en 3 tomes ... il est temps d'écouter les réponses de Rego et des accusés, pour sourire et rire toujours plus.

Sinon, demain, Michael Jackson décrypté et Federico Fellini étudié à 17h sur Inter. En attendant, des playlists ciné hommage sur vodkaster !

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