Non, ceci n'est pas un téléfilm de Noël.
Je suis un garçon bien poli. J'accepte la ribambelle de rituels des fêtes de fin d'année, pour faire plaisir. Je le fais avec le sourire, en donnant le change. Se réunir, manger, sourire, raconter, jouer, s'habiller, offrir, recevoir, demander, expliquer, écouter, voyager, dire, faire, avoir, être, mais un peu, juste un peu.
Dehors la guerre, l'inflation, le fascisme, le climat, le capitalisme, le patriarcat, écrasants, terrifiants, croissants. Dedans, son absence et son silence occupent toute la place. Le rien affadit tout. Comment accepter de faire la fête, de faire partie, de faire comme si de rien n'était ? Impossible. A moins que...
Un ange. Un petit ange, d'une douzaine de centimètres de haut, dans une grande robe ajourée de volutes, une coupe de premier de la classe, mi-longue, l'air niais, jouant du crincrin doré. Qu'est-ce qu'elle l'aimait, cet ange de Noël. Il traîne sur nos tables de Noël depuis 30 ans, peut-être. Voilà ce qu'il me fallait.
Il a suffit d'une bougie chauffe-plat pour t'invoquer. Un peu de sorcellerie pour tenir. De la sorcellerie... ou un peu de magie de Noël ?
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