Trop de drame tue(ra) le drame

Publié le par Charlie

                        PHÈDRE, OENONE


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N'allons point plus avant. Demeurons, chère  Oenone.
Je ne me soutiens plus, ma force m'abandonne.
Mes yeux sont éblouis du jour que je revois,
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Hélas !
                                    (Elle s'assied.)

OENONE
Dieux tout-puissants ! que nos pleurs vous apaisent.

PHÈDRE
Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent !
Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,
A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ?
Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.


Racine, Phèdre, I, 3


I need some rest.

Publié dans Grands mots

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