Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Detroit, l'éther autour de l'amer.

Publié le par SaintLaz

Black and white
Le racisme, en France, on le cantonne toujours aux discours politiques d'extrême-droite, aux quelques violences policières qui défraient la chronique et aux discours des têtes gâteuses du déjeuner du dimanche. On s'imagine que tout cela est regrettable mais minime, qu'il n'y a pas de raison de s'inquiéter, ni d'éduquer les plus jeunes à la parfaite égalité, pour qu'il ne soit pas question de tolérance, mais d'évidence. Et pourtant, l'apparente banalité du petit racisme en France, même involontaire, même par habitude, nous rappelle qu'il mène à un discours politique violent et à des violences quotidiennes (verbales, physiques, mentales) qui ont un impact réel - sur les dominants comme sur les opprimés. Intérioriser le racisme est plus dangereux, parce qu'il mène à des comportements plus insidieux, plus difficiles à remettre en cause.
Pourquoi je te parle de ça ? Pour un film. Pas Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu - même si je comprends que tu y penses. Pas Knock, malgré les questions soulevées ici et là avec précaution par la presse spécialisée. Non, c'est pour Detroit, de la réalisatrice américaine la plus respectable d'Hollywood, Kathryn Bigelow (Point break, Démineurs, Zero Dark Thirty,...). Detroit évoque les violences policières à caractère raciste, les officiers blancs usant démesurément de la force - jusqu'à la mort - contre les Afro-Américains, quel que soit leur crime de départ.

De quoi ça parle ? En juillet 1967, Detroit s'embrase suite à une descente de police musclée dans une fête illégale de la communauté noire : émeutes, pillages, incendies... La police - blanche - répond par la brutalité, les arrestations s'enchaînent, les blessés se multiplient, les morts "accidentelles" aussi. Un flic est inquiété pour une bavure, relâché le temps de l'enquête. Dans un théâtre de la ville, les Dramatics, jeune groupe de R'n'B venu pour percer, se voit privé de représentation parce que la colère gronde, dehors. Deux des membres du groupe se réfugient à l'Algiers, un motel au calme. Dans la chambre d'à côté, un type provoque la police en tirant à blanc avec un pistolet de départ de course. Croyant à un sniper, la police, la garde nationale et l'armée encerclent l'Algiers et interrogent par la force les occupants, tous noirs sauf deux blanches qu'ils prennent pour des prostituées. Trois Afro-Américains morts et 6 mois plus tard, les policiers sont traînés en justice... et blanchis.

Et c'est bien ? Entre documentaire et fiction, Detroit cherche à évoquer la question raciale américaine par le prisme d'un évènement qui pose en théorie les blancs face à leurs fautes, et les noirs en victimes : si on a cru au départ à un miroir tendu à l'Amérique républicaine intolérante, le film joue en vérité dangereusement avec le feu. La narration des évènements est un concept en soi : ils sont décontextualisés, le parti pris omet - forcément - des pans entiers de l'Histoire, obligeant à  l'invention, à l'approximation, à la mise en danger de la portée réelle de ce qu'on appelle The 12th St. Riot. Au point que certaines universitaires américaines s'en inquiètent. Pour ce qui nous est présenté, nous faisons donc face à un huis clos de violence psychologique et physique d'ordre raciste inséré dans un contexte d'émeutes mal cernées. De quoi pousser le spectateur à transpirer... et le message politique attendu ne vient pas, tant ces violences sont réduites aux individus qui les pratiquent, et non à une émanation généralisée de l'inconscient collectif. Dommage.

Alors on y va ? Pour te faire une idée, évidemment. Pour les prestations racées (huhu) de l'inspiré Algee Smith en chanteur soul aux horizons brisés, du terrifiant Will Poulter (Narnia, Les Miller, The Revenant) en sale con de flic blanc, ou encore de l'admirable John Boyega (Le réveil de la force) en bienfaiteur impuissant. Pour le reste - le rythme, la photo, le style - tu ne t'ennuieras pas. Mais songe tout de même à te poser la question de la portée symbolique du film, sans y ajouter quoi que ce soit de tes connaissances du contexte.

Detroit, l'éther autour de l'amer.

Publié dans Ciné, Detroit, Bigelow

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Dedienne en scène

Publié le par SaintLaz

Vaut mieux l'avoir en photo qu'à table.
La télé est le meilleur marchepied des humoristes, et On ne demande qu'à en rire n'était que la grosse-machinisation du concept, Ruquier étant le saint patron cathodique du renouvellement de l'humour pour les Blancs (Jamel Debbouzze, cœur sur toi). Si Canal+ a permis au jeune Vincent Dedienne de faire exploser le kiffomètre des Français, c'est bien encore Laurent Ruquier qui a lancé le petit en produisant vraiment son premier seul en scène, S'il se passe quelque chose (2012 ?). L'exercice est un passage obligé, et doit répondre à la question "Doit-il faire sur scène comme à la télé ?" - la plupart de ses prédécesseurs ayant répondu oui, quitte à adapter l'écriture, avec plus ou moins de succès. Et bien pas lui. Le génie est inconstant, c'est là son seul véritable défaut.

C'est quoi ? C'est là le cœur de la pièce de Dedienne : pièce autobiographique, one man show ? Lui-même hésite, questionne, révèle les preuves de l'un, de l'autre, s'en amuse, souligne la dramaturgie (même erratique), et dessine, en creux de son histoire et de ses obsessions (sujets apparents des scènes) un rapport complexe à la scène, entre illégitimité ressentie (et parfaitement illégitime, justement, puisqu'il y est sublimement à l'aise en apparence) et désir pugnace (qui semble dicter l'écriture, avec ce qu'il faut d'indomptabilité). Alors c'est quoi ? Un seul en scène, où le fraîchement trentenaire raconte d'où il vient et ce qu'il rêve de faire sur une scène, mêlant fond et formes.

C'est bien ? Si tu viens avec l'envie d'y retrouver le Dedienne hilarant du Supplément ou de Quotidien, tu vas être déçu-e : lâchant sa filiation stylistique avec Muriel Robin, le garçon développe une narrativité et un style personnels qui est plus de l'ordre du règlement de compte grinçant que de la désopilance-à-chaque-phrase. L'évocation de sa prime enfance plonge le public dans le silence, frappé d'hébétude plus que dans le rire : l'histoire est effroyable, le ton pince sans rire, le décalage peu risible. On le pensait plutôt bienveillant avec le passé - à l'instar de la séquence culte avec Muriel Robin dans Quotidien (à partir de 7'23) - que nenni : il est sans pitié. Adolescence, écriture, école de théâtre, Pôle Emploi, monde du spectacle, famille, amours, patrie : tout y passe, avec panache. Pour autant, son attitude et son flegme n'ont pas disparu, et le rire trouve d'autres façons de faire son chemin : sketches, expressivité, niveau de langue, autodérision... Alors on ne se gondole pas autant que devant sa télé, mais l'on sourit beaucoup, parce qu'il déborde de cette tendresse et de cette belle humilité qui sont la marque des gens qui laissent de bons souvenirs.

Alors ? Alors, bien sûr, il faut voir le spectacle pour se faire une idée (et ça se termine bientôt). Mais hélas, on n'aura pas le plaisir de rire pendant 90 minutes à cause de lui, et ça, c'est déjà presque une raison de le ranger à côté de Gaspard Proust et Stéphane Guillon - aka la ligue des gens plus drôles en format court à la télé qu'en long sur scène.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

La logique du pire - Gravel & Lepage

Publié le par SaintLaz

Le tragique est-il vivable ?
On considère toute tragédie comme une source de souffrance, physique et/ou morale, personnelle et/ou universelle, et, à ce titre, on la craint, on la rejette, on l'évite, on la prévoit. Et si, pour la prévoir, il fallait avant tout l'envisager, pour mieux la comprendre, pour mieux s'en prémunir ? Alors, faut-il éprouver ou explorer la tragédie pour mieux la vivre - au cas où ? De ce pessimisme qui construit la résistance naît le questionnement ("il déprime, ou quoi ?") ou le rire ("C'est absurde !") - mais au fond, n'ont-ils pas un peu raison ? Clément Rosset creuse le sillon dans Logique du pire : éléments pour une philosophie tragique (PUF), qu'il exposait sur France Culture chez Raphaël Enthoven en 2011.

De ce questionnement, entre incertitude, tragédie et rire, les Québecois Frédérick Gravel et Etienne Lepage ont fait une pièce, Logique du pire. Une galerie de personnages y défonce l'ordre quotidien pour en montrer l'absurdité et la logique, et mettre en exergue nos habitudes morales, intellectuelles, physiques, sensibles, pour mieux les connaître. Une pièce qui fait rire autant qu'elle fait horreur.

De quoi ça parle ? De la vie qui tourne mal. Pas tant de la vie réelle, non, mais de comment elle pourrait tourner mal. De ce que ça donnerait. Et si on ne faisait jamais d'introspection ? Et si on continuait à chercher du plaisir jusqu'à s'exploser le corps ? Et si la mort n'était pas grave ? Et si on admettait tout, tant pis ? Et si on refusait tout, tant pis ? Et si on considère la vie, tout cela vaut-il le coup ? Monologue, monologues, dialogues, témoignages, instants de groupe : Logique du pire est une succession de scènes qui, toutes, vont dans la même direction (la pire, donc), mais pas mille chemins différents. Prenant un élément de notre quotidien, le détourant pour en faire une idée, un fait, en soi, juste cela, l'écriture jette la vérité, l'absurde, le contraire, à la face du public. Et nous voilà amusés ici de voir comme l'attaque contre l'inconséquence devient une peur de l'humiliation. Ecœurés là par la masturbation. Etonnés ailleurs par la logique de l'insensibilité. Chaque scène apporte une pierre à l'édifice du pire, le structure entre sa désirabilité et sa répugnance, entre notre peur de l'illogique et notre horreur de l'amoralité. Et pourtant, qu'il est tentant d'aller encore plus loin dans son évocation...
C'est bien ? C'est inégal. Le début, un feu d'artifices de jonglage intellectuel et sensible. Un ventre mou, qui s'énerve ou s'enlise, perd de sa puissance d'impact. Une fin joueuse et joyeuse (Considérant). La mise en scène peut dérouter : sont-ils en scène ou non, quand on ne les perçoit que dans la pénombre ? Cette table de mixage est-elle là ou non ? Pensant sans doute brouiller les pistes de ce qui est et ce qui n'est pas, la mise en scène parasite souvent les éclats du texte.

Et donc ? A voir pour rire et vomir, parce que les émotions les plus fortes sont les plus belles à créer au théâtre.

La logique du pire - Gravel & Lepage

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Y'a qu'à écouter, aussi... tome 21

Publié le par SaintLaz

De retour !
Ta chronique musicale préférée, aussi régulière que l'argent qu'elle rapporte, est de retour pour rattraper son retard sans être retorse. Cette semaine année, on parle électro, chanson, pop et bonbons pour les oreilles, pour se donner envie d'aimer la vie, aimer les fleurs, aimer les rires et les pleurs.

# Digitalism - Miracle (2016) (sur Deezer)

Y'a qu'à écouter, aussi... tome 21

Parce qu'il ne faut jamais dire jamais, que mieux vaut tard que jamais, et que jamais je ne me lasserai d'I love you dude (2011).
Des ambiances envoûtantes ou électrisantes du passé, on se dépare ici : entre hommages aux pionniers et travail d'exploration du son, Mirage décale l'image que l'on aurait pu se faire de Digitalism. Avec Arena, calibré pour la piste, Battlecry, calibré pour la scène, Go Time, qui vire dans le pop rock bon pour une pub Nutella, on manque un peu de morceau qui nous arrache vraiment au réel. C'est donc Utopia, la bien nommée, qui répond à l'envie : plusieurs ambiances bien tuilées, un art de la boucle maîtrisé, pile le bon rythme pour se balancer - parfait. Laissons Power station et Open Waters, intéressons-nous à l'éponyme Mirage, en deux parties. La première te remettra immédiatement du Jean-Michel Jarre en tête, travail de synthé à découvert, voix instrumentalisées, oui, ça y est, on est dans Chronology (part I). Et contre toute attente, Mirage (part II) ralentit l'extase, et erre ici et là, comme on marcherait dans le désert à la recherche d'un signe réel ou... d'un mirage. Indigo Skies sent bon le Night call de Kavinsky, Blink sent le One more time de Daft Punk. Shangri-La arriverait presque à nous faire coller, mais quelquechose de résolument (dé)passé nous fait (dé)laisser le titre dans un coin de la pièce pour bavarder, à la place. Et le reste... Bon.
Résumons : le nombre de pépites sonores à la minute est bien plus faible qu'auparavant, mais on reconnaît que Mirage est (par)fait pour les clubs, passés 2h du matin.

# General Elektriks - To be a stranger (2016) (sur Deezer)

Y'a qu'à écouter, aussi... tome 21

Parce qu'on n'a jamais dit jamais, que mieux vaut toujours tard que jamais, et que jamais je n'oublierai les kifs de Good city for dreamers (2009).
Que reste-t-il de nos amours, sinon la chouette voix d'Hervé Salters, et si la lointaine inspiration américaine avait mené à un électropop lumineux sur les précédents albums, To be a stranger aligne des sons plus variés, frôlant le hip hop (Angle boogie), les constructions jazz (Whisper to me, Waltz #2) ou funk (Magnets), la pop dépouillée (New day breaking)... et écarte la piste des bombes dansantes.
On retient quand même le gainsbourien It's what you took, aussi court que narratif, mais soyons honnêtes : il manque à ce To be a stranger des morceaux à l'acabit d'un Take back the instant bien péchu, voire d'un David Lynch moment psychédélique. C'est que, là où Good city for dreamers était fait pour éclater sur scène, To be a stranger s'affirme comme une suite de mélodies lounge très agréables, qu'on écoute... distraitement.

# Jil is lucky - Manon (2016) (sur Deezer)

Y'a qu'à écouter, aussi... tome 21

Parce qu'on a adoré Insomnia (2013) et que Jil is Lucky est un de ces groupes qui concoctent un art total, au delà des chansons - à l'image des courts métrages qui accompagnent tout l'album en virtual reality (VR), à 360°, visibles sur YouTube. Et qu'en plus, #youhou, Manon est en français.
Manon raconte une histoire, de la rencontre pop (8-bit à mort) aux retrouvailles (Comme une bombe), et, entre les deux, passe par les errances amoureuses electro (Le reste en l'air, Le goût de l'aventure), la rêverie parisienne (12g dans ma cassette) ou l'aveu magique (Ensorcelé). Plusieurs bons points pour Manon, parmi lesquels l'écriture poétique, la finesse de l'harmonie générale des sons, et le joli travail des cordes, entre distorsion vintage et philharmonie (Une lumière orange) ou de pure création électro (Chip romance), particulièrement envoûtant. Alors, bande-originale de court-métrage ou album-concept protéiforme, Manon s'avale sans réfléchir, en se laissant guider par la voix qui joue les Voulzy (Une lumière orange), les Lavoine (De la bouche à la taille), les minets de variétés (Comme une bombe) et les mélodies électropop acidulées et féériques d'une histoire d'amour pas banale.

Alors, lequel préférer ? Manon, sans doute.

Publié dans Sons

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Bankerot, série du chat et de la (petite) souris.

Publié le par SaintLaz

Second lives
Il y a ceux qui entretiennent une continuité, qui n'ont qu'une seule vie, avec une seule direction, jalonnée de petits accidents et de virages contrôlés. Appelons-les les grands fauves. Il y a aussi ceux qui multiplient, par choix ou par défaut, la discontinuité, qui ont plusieurs vies, avec pleins de chemins de traverse, de détours, de voies sans issue, de bretelles, de demi-tours, de sorties de route. Appelons-les les chats, avec leurs neuf vies.
On ne change pas de vie comme on change de croquettes : se réinventer passe par de la résilience, de la détermination, et un minimum d'espoir. Mais surtout, par la volonté d'abandonner tout ou partie du passé - une vie de moins, en somme.

C'est exactement ce que tu retrouves dans Bankerot (Coup de feu en cuisine), série made in Danemark diffusée par arte. D'un côté Thomas, qui tente de sortir de sa dépression, qui élève seul son fils Niklaus, mutique depuis le décès de sa mère. De l'autre, Dion, en liberté provisoire, mais que la mafia locale n'a pas oublié. Et aussi, Hannah, qui n'a jamais osé se lancer, et qui se perd en petits mensonges qu'elle trahit sans cesse. Sauf que le premier est sommelier, le deuxième un dieu de la cuisine, et la dernière une bonne pâte pour aider. Faute de sortir de l'auberge, ils montent un restaurant.

Alors ? Si les quatre premiers épisodes se concentrent sur le duo masculin, établissant un original rapport de force entre Thomas la bonne âme soumise  et Dion la puissance virile, ils le font en oscillant entre humour grinçant et polar social. Paumés dans leur hangar jonché d'épaves, ils se lancent dans la construction ex nihilo d'une nouvelle entreprise, pour une nouvelle vie. Et questionnent ainsi la quasi inaltérable continuité du temps, qui fait qu'on est toujours rattrapé par son passé, selon l'expression consacrée. Et chacun y excelle : Thomas dans le maintien en tête de sa femme disparue, quitte à nier l'évidence du réel, Dion dans l'inexorable filouterie de la mafia, dont il cherche - en vain évidemment - à s'extraire. De ces vies bordéliques, familières ou fantasmées, s'élève la douce complainte de l'esprit qui jongle entre espoir, travail et déception, pour mieux nous amener, de rebondissement en révélation, à l'épisode d'après. Succulent.

Les danoiseries à la télévision n'étaient pas chose courante : voilà que la péninsule ne cesse de nous éclater - par le truchement d'arté, principalement, qui importe les productions DR. Je frétille encore de l'excellent Borgen (2010-13) qui révéla Sidse Babett Knudsen, désormais installée dans le cinéma français au point d'y choper un César, mais aussi le joli Pilou Asbæk, raflé par Game of Thrones, ou l'éclatante Birgitte Hjorn Sørensen. Autre coup de cœur : Les héritiers (2014-17), où retrouver le péchu Carsten Bjørnlund, mais surtout la merveille Trine Dyrholm, découverte dans l'autre merveille En eaux troubles (Erik Poppe, 2008). Avec Bron (2011-16), 1864 (2014) et The Killing (2007-12), Bankerot pose un nouveau jalon danois dans notre univers sériel français, et le fait plutôt bien.

Et donc ? Un élégant moment, tant par le raffinement de l'ambiance visuelle et sonore que par l'attachement que l'on porte à ses personnages. Et notre envie de savoir comment ils vont bien pouvoir s'en sortir avec autant de casseroles...

 

Publié dans Série, Arté

Partager cet article

Repost 0

commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>