Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 14:29

Tous les artistes sont des tarés.

Willem.jpgOn croyait tous que le petit Willem allait mieux. Et en fait, non. Il est toujours frappadingue. En 2007, dans un Inventaire plein d'auto-dérision, il disait être bi-polaire. Son état l'inquiétait. Il en a fait une chanson, Double jeu. "Je suis l'un et l'autre" qu'il disait. C'est dire, même le clip était une séance de psychothérapie. De groupe. En vrai, il s'agissait surtout pour le petit Willem, encore tout malléable, de se trouver une voie, une identité musicale. "Enfin je saurai qui je suis, en attendant je me défile, je me dérobe et je me fuis." Avec la parution, en 2009, d'un Caféine très électro-pop, il avait l'air d'avoir trouvé sa voie : celle de la folie. Dans le titre phare, Berlin, il avouait d'ailleurs que "c'est plus fort que moi, l'ailleurs m'appelle", n'hésitant pas à évoquer son "dangereux voyage, quand on se perd dans l'univers". Le clip, très explicite, montrait d'ailleurs que sa folie s'attaque même à ce qui se veut le plus pur et sain : la communauté des croyants. Redoutable, hein ? Figure-toi qu'on ne s'est pas laissés faire : on l'a fait enfermer, et il a pris conscience de sa démence, et il la raconte dans son tout récent Prismophonic. Dans Cool, dernier morceau sorti, il fait un constat peu brillant : "mon psy se désespère", "je suis en état de siège", "Soignez-moi avant que j'devienne craaaaazy". Autant dire qu'il est perdu. Ce n'est pas l'premier, ce n'sera pas l'dernier, me diras-tu... mais quand même, un garçon avec un autant de talent... En attendant, pas si fou que ça, le Willem : il a sacrément arrangé son image publique. Plus de lunettes, cheveux courts, barbes de trois jours ... Il en serait presque devenu sexy. Si, en plus, il est un peu toqué... Il va faire des ravag(é)es. Images.

 

Je suis TRES tenté de te faire une analyse du clip. En même temps, l'analyse Wikipédia est vraiment très drôle percutante : "Christophe Willem danse dans des situations absurdes : en fauteuil roulant, sanglé à un lit, en camisole". C'est vrai que c'est absurde, un fauteuil roulant. Et puis alors, être sanglé à un lit, ça, ça c'est vraiment absurde !! Jamais on a vu un truc pareil ! Et je ne te parle pas des camisoles ! Ah ah ah ! Comme c'est absurde ! Hein, Camille Claudel ?! Non, ce qui est absurde, c'est que l'auteur de ce commentaire ait vu Willem faire un pas de danse dans ce clip. Non, sans rentrer dans l'analyse, ce clip - et la chanson qu'il illustre - sont quand même très sympas. 'fin, moi j'aime bien, quoi. Voilà.

Tu vas finir par te demander pourquoi je cause tout le temps des produits musicaux manufacturés born in télé-réalité. Pour faire du clic, évidemment, allons. Sauf que, contrairement à Soan, nul besoin de te préciser qui est Christophe Willem.

Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Sons - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 13:25
Moi qui ai peur de devenir amer, ...
Sidi.JPGSidi Larbi Cherkaoui. Il y a des noms qui coulent, comme l'eau calme d'un ruisseau, et d'autres qui tempêtent, qui accrochent râpeusement à l'oreille. Le sien commence doucement, tempête un peu, et un peu plus, et se termine dans l'harmonie.
Demander pardon, endosser ses responsabilités, est un acte qui permet de nous repositionner face à notre histoire. Découvrir la valeur de notre passé est un don précieux. Cette conscience, à la vertigineuse et grisante, décuple notre notre faculté d'apprécier le présent. Elle est une naissance perpétuelle qui nous rend vivants. C'est la puissance d'incarnation d'un être, la manière dont il fait respirer la vie, qui le rend merveilleux et inoubliable.
Sidi Larbi, ce danseur devenu chorégraphe, sorti de ses origines, de ses Flandres, inspiré, habité par elles. Cherkaoui, l'homme qui dicte le mouvement, qui mêle à la nécessité du geste l'apaisement de la catharsis, ou l'inverse. SLC, que l'on ne présente plus, parce qu'on l'a trop, toujours présenté de la même façon. Il parle. Il parle, non sans scrupules. Ce n'est pas qu'il n'aime pas le passé, mais il a peur de ce qui est figé. Alors l'écrit, il l'évite autant qu'il le peut.
pelerinage-sur-soi.jpg[Avec mes interprètes,] il y a malgré tout quelquechose que je reconnais, une certaine manière de voir que nous partageons totalement. Il y a cette reconnaissance naturelle, avant même que je découvre tout ce que cette personne pourra m'apprendre.
Plutôt que d'écrire, il confie ses mots. A Justin Morin, le plasticien. Dans un court livre, peu de mot, mais tellement riche d'idées, de pistes, d'images, de mouvements aussi. Pélerinage sur soi, chez Acte Sud.
En représentation, le danseur transmet ses crayons au spectateur. Si, avec mon index, je dessine un cercle dans l'espace, on aura la sensation de voir un cercle parfait. Pourtant, il n'est pas régulier. C'est l'oeil du spectateur qui le corrige et complète le mouvement. La danse est un dessin fait à deux crayons : celui de l'interprète et celui du public.
Avec simplicité, le (joli) garçon dévoile un peu de sa pensée. un peu de son âme, donc. Un peu de ce qu'il est. Et cela s'accompagne, naturellement, d'un peu de sa danse. Furieuse, souvent. Violente, parfois. Vibrante, toujours. "Il suffit de faire pour comprendre" : lorsqu'il le dit, c'est à l'absolu. Il le dit pour s'ouvrir, pour s'épanouir, pour dépasser sa condition d'homme, sa condition d'esclave.

 

Vibrante.
Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Grands mots - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 11:48

I saw the best minds of my generation destroyed by madness...

JamesFrancoUn acteur, un vrai, ose tout interpréter. Pas simplement la colère, la joie, la peur, en faisant des grimaces : la mythologie des cours de théâtre est bien superficielle par rapport à l'incroyable puissance expressive que l'on exige d'un bon acteur, tout en faisant que ça ait l'air, chez lui, parfaitement naturel. La tradition d el'acteur français fait qu'il peut difficilement sortir d'un registre. Outre-Atlantique, on ne vénèrera que ceux qui sont capables d'être excellents dans tous les domaines. Parmi eux, il y en a un qui a fait ses preuves au cours des années 2000 : James Franco. Il interprète des rôles aux antipodes les uns des autres, avec des réal aussi variés que Sam Raimi (Spiderman), Judd Apatow (En cloque, mode d'emploi) ou Gus van Sant (Harvey Milk), dans des films aussi différents que Dans la vallée d'Elah, Pineapple express, Crazy night, 127 heures, ou La planète des singes : les origines. Le tout, avec une classe et une humilité qui frisent le ... tombeur.

HowlLe 8 février, il sera à l'affiche de Howl, de Rob Epstein et Jeffrey Friedman. Un film inclassable, entre documentaire, biopic et film d'animation. Un film qui peut rappeler Valse avec Bachir, mais qui en est à des kilomètres. La version film indé à l'américaine. La version Sundance.

Howl parle du poème éponyme, composé en 1955 par Allen Ginsberg. Ce poème (lisible ici) valut à son éditeur un procès pour obscénité, dont il sortit blanchi. Ce qui se joue, dans ce film, c'est donc à la fois les minutes du procès, le contenu du poème, la société qui le reçoit et le contexte créatif qui l'a vu naître, donc une petite part de la vie et de la personnalité de Ginsberg himself. On voit donc des scènes de tribunal -dignes des plus grandes séries US, léchées, brillantes, épiques- mêlées à des scènes de biopic -caméra à l'épaule, lumières saturées- mêlées à des documents d'époque (photos, journaux) mêlées à des scènes d'animation illustrant le propos du poème. Le tout est décousu sans l'être vraiment, mais l'on perd tout de même le fil du poème, le fil de son discours d'artiste ... heureusement, on garde celui du procès. C'est un film très dense, faisant appel à l'intellect. Le sensible est trop léger, trop disparate. Il s'agit là d'un art, d'une littérature pensés, conceptualisés, ne laissant, au final, que peu de place à la richesse évocatrice, à la frénésie sensorielle de la poésie de cette Beat Generation confrontée à une réalité difficile. Dans le tas, Franco s'en sort avec une belle interprétation - maniérée, habitée, inspirée - mais le film l'écrase, mais Ginsberg ne nous apparaît pas plus proche, pas plus à notre portée. On croit juste avoir vu le procès des mots bordéliques d'un outsider hanté par ses expériences et gêné par son inadéquation à la société qui l'entoure. Alors qu'il y avait, sans aucun doute, la possibilité d'en faire un type génial. Rageant. Décevant.

Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Ciné - Communauté : Cinéma
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:46

Luke Shun, je suis ton père. 

Si tu ne connais pas les studios Ghibli, shame on you. Depuis leur fondation en 1984 à Koganei (Japon), il n'en est sorti que 18 longs métrages ... mais c'est presqu'autant de chefs d'oeuvre. Tu connais certains titres, parce qu'ils sont devenus incontournables : Le château ambulant, Mon voisin Totoro, Princesse Mononoke, Le tombeau des lucioles, Le voyage de Chihiro ... Tu connais aussi les deux principaux réalisateurs, Hayao Miyazaki et Isao Takahata, parce qu'ils sont devenus des légendes. Tout ça à cause de quoi ? De simples films d'animation. De films éternels.

La magie Ghibli, elle tient à peu de choses. Le dessin, fin, épuré de trop de détails, ne gardant, au final, que ce à quoi l'oeil fait attention dans la réalité : couleur, forme, mouvement. L'histoire, parfois très historique (Le tombeau des lucioles), parfois teinté d'un peu de magie (Arietty, Totoro), parfois complètement imaginaire (Le château ambulant). Les sentiments, simples, purs, entiers, contenus (japanese style) : la famille, l'enfance, l'espoir, l'amour, l'amitié, la communauté, tout ça. L'ambiance, servie par des musiques japonaises, empruntant souvent quelques thèmes à la musique occidentale. Bref, les studios Ghibli invitent toujours à la rêverie, avec un peu de réflexion morale et/ou politique, l'air de rien.

collinecoquelicots.jpgDébut 2012, tadaaaam ! Une nouvelle pépite sort des studios et arrive sur nos écrans : La colline aux coquelicots. Second film de Goro Miyazaki (oui oui, le fils) après Les contes de Terremer (2006), La colline raconte l'histoire d'Umi et Shun, deux élèves du lycée Konan de Yokohama, dans le Japon de 1963. De leur rencontre, un peu brutale, à leur rapprochement par le biais du foyer du lycée (le "Quartier Latin"), à leur troublante histoire mêlée lors de la Guerre de Corée, sur fond de recherche du père, tu ne loupes rien des sentiments qui les étreignent. Jugé parfois niaiseux, parfois joliment naïf, le scénario est toutefois plaisant, léger, encore empli des illusions propres aux années 60. La musique, teintée d'accordéon (ça fait vintage), les lumières tendres et le dessin typique des studios en font un beau moment qui devrait laaaargement rattraper le four qu'était Arrietty et le petit monde des chapardeurs. Le tout se consomme sans chercher à entrer dans le détail de la psychologie des personnages, juste en admirant la beauté des images - à la limite de l'impressionnisme - et les chouettes -bons- sentiments de cette histoire d'enfants pour enfants ... et grands enfants. Allez, zou : bande-annonce. Sans coquelicots, d'ailleurs. Troublant.

 

 

 

 

 

C'est en salle depuis le 11 janvier, et c'est vraiment pas mal.

Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Ciné - Communauté : Cinéma
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:38

Le dimanch'matin, c'est grasse mat'.

Je ne sais pas pour toi, mais quelle que soit l'heure à laquelle je me suis couché (1h ? 5h ?), le dimanche matin, je suis réveillé à 11h. Question : je fabrique quoi, en attendant que le reste du monde sorte de sa gueule de bois ? Parce que le brunch n'est qu'à 13h30... Hum. Idée : télé. Mais quoi ? Arte, la chaîne franco-allemande la plus regardée par les Français (soit disant) a pensé à moi : Square. Là, à 11h45, l'Allemande Anja Höfer et le Français Vincent Josse proposent un entretien avec un artiste pour répondre à la question "Comment vous sentez-vous dans votre époque ?" en trois phases : l'actu de l'artiste, une actu du monde et une carte blanche. Un concept brillant que je te propose de suivre pour réveiller joliment tes neurones encore embués d'alcool.

Dimanche dernier, c'était le chorégraphe Angelin Preljocaj, invité de Suresnes Cité Danse, qui y présentera Royaume-Uni, sa dernière pépite. Images. 

Tu sais que Vincent Josse bosse aussi sur France Inter ? Il anime L'atelier de ... tous les samedis à 19h30. Et le 14 janvier, il recevait ... Angelin Preljocaj. Doivent bien s'aimer, ces deux-là.

 

Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Vidéo - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 12:34

L'Amour est mort.

LAD3A.jpgEn 1997, Frédéric Beigbeder publiait L'amour dure trois ans chez Grasset. Un roman sur un type désabusé qui, après son divorce, est suffisamment désespéré pour écrire un roman cynique et prétentieux sur l'amour, retomber amoureux, voir son bouquin devenir un best seller, perdre la fille qu'il aime quand elle réalise qu'il est l'auteur du torchon puéril que tout le monde s'arrache, chercher à la reconquérir... Bref, L'amour dure trois ans est un roman sur un type banal pris à son propre piège, amoureux. Une sorte de Valmont sans les bonnes manières. Sans le beau verbe non plus. Ni les conquêtes classieuses. En 1997, c'était très dans l'air du temps, très apprécié, même, ça se vautrait dans le sillon fertile d'un talentueux Bret Easton Ellis. Ca collait vraiment avec l'ère de la destruction des valeurs de papa.  Aujourd'hui, alors qu'on cherche à se reconstruire une nouvelle identité, le roman passerait inaperçu. Et bien figure-toi que Beigbeder a décidé de le ressuciter en l'adaptant lui-même au cinéma. Bande-annonce.

Plutôt que de t'éplucher le film, je vais te donner 5 raisons d'y aller et 5 raisons de l'éviter. 10 arguments tout à fait contestables, subjectifs et variés. Comme ça tu sais à peu près ce que tu rates.
Louise-Bourgoin.jpg5 BONNES RAISONS D'Y ALLER

1. Les répliques désopilantes

Admettons-le : le cynisme, le sarcasme, la réplique du tac au tac, l'autodérision jusque dans les détails de l'image, c'est quand même hilarant.

2. Le charme de Louise Bourgoin

Ce regard langoureux, ce sourire lumineux, cette peau laiteuse, ce sein rebondi, cette hanche... Hum.

3. Un Joey Starr magistral

Voilà un Starr dans l'interprétation, sortant de ce qu'il a toujours montré. Et engagé, même, un peu.

4. Un bon rythme

Des rebondissements, il y en a dans tous les sens, c'est inventif. (Mais rien de génial non plus, hein.)

5. La réflexion en filigrane

Ce qui est intéressant, dans tout ça, c'est le malaise d'une génération devant l'amour et l'engagement. L'Amour est-il mort ? Peut-être bien, mais pas l'amour. Et c'est peut-être bien ce qui compte.

 

Gaspard Proust5 BONNES RAISONS DE LE FUIR

1. Les clichés de la comédie française

Pour faire rire, il faut des clichés, c'est vrai. Pour faire une bonne comédie, il ne faut pas faire un film cliché contenant des clichés. Ca fait trop.

2. Le casting du copinage

Pour être sûr de faire rire, prenons des comiques : Frédérique Bel, Jonathan Lambert, Gaspard Proust, Valérie Lemercier et Nicolas Bedos. Si possible, prenons-en plein qui critique par le sarcasme (Proust, Bedos) et rajoutons des comiques de situation (Bel, Lambert). Ne manquaient que Fred Testot et Eric Judor pour parachever le paysage Canal +.

3. Une réalisation sans envergure

Attends sagement un an : sans parti pris esthétique ni ambition cinématographique, ce film est un téléfilm. 

4. Le scénario est téléphoné

Quand on connaît le personnage Beigbeder, on sait à quoi vont ressembler les excès, les moments de vérité, la happy end, les pointes d'humour,... Ben, ça n'a pas manqué : tout y est.

5. L'interprétation bancale, sans prise de risque

Outre Joey Starr et Anny Duperey (et encore), tous les acteurs minaudent. Le jeu est faux parce que trop proche de leurs personnalités publiques. Rasoir.

Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Ciné - Communauté : Cinéma
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 11:53

Le hype peut-il aussi être has been ?

PeterGabrielNow.jpgPeterGabrielbeforeIl y a quinze ans, j'entendais parler de Peter Gabriel comme d'un précurseur, comme d'un génie, comme d'une pointure-internationale-que-personne-il-peut-lui-arriver-à-la-cheville. Et quand on m'en faisait écouter, je trouvais ça... hors d'âge. J'ai cherché, du coup. J'ai découvert Genesis. J'ai découvert, aussi, Phil Collins. Et que ce dernier avait, ni plus ni moins, éclaté Gabriel dans son propre bac à sable avec In the air tonight. Celui du progressive rock, du new age et, un peu, de la pop. Parce que, quel que soit le "super hit" de Gabriel qu'on choisisse, pas un n'arrive vraiment à la cheville du tube de Collins : Solsbury Hill, Games without frontiers, Shock the monkey, Sledgehammer... Too bad ?

Pas vraiment. Contrairement à Collins, qui s'est limité à la chanson (quitte à flirter avec le RnB et le jazz), Gabriel (qui a plutôt exploré la world music) s'est offert trois participations magistrales avec le grand écran : la part cachée de Peter Gabriel, ce sont ses chefs d'oeuvre pour le cinéma. Voici trois bandes-annonces, plaisir des oreilles, pour te prouver que l'on peut être complètement has-been ... et hype à tout jamais.

 

Parmi ces trois films, la musique qui illustre le second m'a travaillé pendant plus de 10 ans. Pour l'avoir dansée, je l'avais gravée dans la chair, mais, incapable d'en retrouver le nom, j'avais dû renoncer. Revenue à mes oreilles fin 2011 par les hasards (heureux !) du boulot, elle m'obsède littéralement. Et squatte le top 5 de mon iTunes. C'est The feeling begins, extrait de l'album Passion (1988), remasterisé en 2002. Hype, j'ai dit ? Absolu, en vérité.
Par Charlie SaintLaz - Publié dans : Sons - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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