Tous les artistes sont des tarés.
On croyait tous que le petit Willem allait mieux. Et en fait,
non. Il est toujours frappadingue. En 2007, dans un Inventaire plein d'auto-dérision, il disait être bi-polaire. Son état l'inquiétait. Il en a fait une chanson, Double jeu. "Je suis l'un et l'autre" qu'il disait. C'est dire, même le clip était une
séance de psychothérapie. De groupe. En vrai, il s'agissait surtout pour le petit Willem, encore tout malléable, de se trouver une voie, une identité musicale. "Enfin je saurai qui je suis,
en attendant je me défile, je me dérobe et je me fuis." Avec la parution, en 2009, d'un Caféine très électro-pop, il avait l'air d'avoir trouvé sa voie : celle de la folie. Dans le titre
phare, Berlin, il avouait d'ailleurs que "c'est plus fort que moi, l'ailleurs m'appelle", n'hésitant pas à évoquer son "dangereux voyage,
quand on se perd dans l'univers". Le clip, très explicite, montrait d'ailleurs que sa folie s'attaque même à ce qui se veut le plus pur et
sain : la communauté des croyants. Redoutable, hein ? Figure-toi qu'on ne s'est pas laissés faire : on l'a fait enfermer, et il a pris conscience de sa démence, et il la raconte dans son
tout récent Prismophonic. Dans Cool, dernier morceau sorti, il fait un constat peu brillant : "mon psy se désespère", "je suis
en état de siège", "Soignez-moi avant que j'devienne craaaaazy". Autant dire qu'il est perdu. Ce n'est pas l'premier, ce n'sera pas l'dernier, me diras-tu... mais quand même, un garçon avec un
autant de talent... En attendant, pas si fou que ça, le Willem : il a sacrément arrangé son image publique. Plus de lunettes, cheveux courts, barbes de trois jours ... Il en serait presque devenu
sexy. Si, en plus, il est un peu toqué... Il va faire des ravag(é)es. Images.
Je suis TRES tenté de te faire une analyse du clip. En même temps, l'analyse Wikipédia est vraiment très drôle percutante : "Christophe Willem danse dans des situations absurdes : en fauteuil roulant, sanglé à un lit, en camisole". C'est vrai que c'est absurde, un fauteuil roulant. Et puis alors, être sanglé à un lit, ça, ça c'est vraiment absurde !! Jamais on a vu un truc pareil ! Et je ne te parle pas des camisoles ! Ah ah ah ! Comme c'est absurde ! Hein, Camille Claudel ?! Non, ce qui est absurde, c'est que l'auteur de ce commentaire ait vu Willem faire un pas de danse dans ce clip. Non, sans rentrer dans l'analyse, ce clip - et la chanson qu'il illustre - sont quand même très sympas. 'fin, moi j'aime bien, quoi. Voilà.
Tu vas finir par te demander pourquoi je cause tout le temps des produits musicaux manufacturés born in télé-réalité. Pour faire du clic, évidemment, allons. Sauf que, contrairement à Soan, nul besoin de te préciser qui est Christophe Willem.
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[Avec mes interprètes,] il y
a malgré tout quelquechose que je reconnais, une certaine manière de voir que nous partageons totalement. Il y a cette reconnaissance naturelle, avant même que je découvre tout ce que cette
personne pourra m'apprendre.
Un acteur, un vrai, ose tout
interpréter. Pas simplement la colère, la joie, la peur, en faisant des grimaces : la mythologie des cours de théâtre est bien superficielle par rapport à l'incroyable puissance expressive que
l'on exige d'un bon acteur, tout en faisant que ça ait l'air, chez lui, parfaitement naturel. La tradition d el'acteur français fait qu'il peut difficilement sortir d'un registre.
Outre-Atlantique, on ne vénèrera que ceux qui sont capables d'être excellents dans tous les domaines. Parmi eux, il y en a un qui a fait ses preuves au cours des années 2000 : James
Franco. Il interprète des rôles aux antipodes les uns des autres, avec des réal aussi variés que Sam Raimi (Spiderman), Judd Apatow (En cloque, mode d'emploi) ou Gus
van Sant (Harvey Milk), dans des films aussi différents que
Le 8 février, il sera à l'affiche de
Howl, de Rob Epstein et Jeffrey Friedman. Un film inclassable, entre documentaire, biopic et film d'animation. Un film qui peut rappeler Valse avec Bachir, mais
qui en est à des kilomètres. La version film indé à l'américaine. La version Sundance.
Début 2012, tadaaaam ! Une
nouvelle pépite sort des studios et arrive sur nos écrans : La colline aux coquelicots. Second film de Goro Miyazaki (oui oui, le fils) après Les contes de
Terremer (2006), La colline raconte l'histoire d'Umi et Shun, deux élèves du lycée Konan de Yokohama, dans le Japon de 1963. De leur rencontre, un peu brutale, à leur rapprochement
par le biais du foyer du lycée (le "Quartier Latin"), à leur troublante histoire mêlée lors de la Guerre de Corée, sur fond de recherche du père, tu ne loupes rien des sentiments qui les
étreignent. Jugé parfois niaiseux, parfois joliment naïf, le scénario est toutefois plaisant, léger, encore empli des illusions propres aux années 60. La musique, teintée d'accordéon (ça fait
vintage), les lumières tendres et le dessin typique des studios en font un beau moment qui devrait laaaargement rattraper le four qu'était Arrietty et le petit monde des chapardeurs. Le
tout se consomme sans chercher à entrer dans le détail de la psychologie des personnages, juste en admirant la beauté des images - à la limite de l'impressionnisme - et les chouettes -bons-
sentiments de cette histoire d'enfants pour enfants ... et grands enfants. Allez, zou : bande-annonce. Sans coquelicots, d'ailleurs. Troublant.
En 1997, Frédéric Beigbeder publiait L'amour
dure trois ans chez Grasset. Un roman sur un type désabusé qui, après son divorce, est suffisamment désespéré pour écrire un roman cynique et prétentieux sur l'amour, retomber amoureux,
voir son bouquin devenir un best seller, perdre la fille qu'il aime quand elle réalise qu'il est l'auteur du torchon puéril que tout le monde s'arrache, chercher à la reconquérir... Bref,
L'amour dure trois ans est un roman sur un type banal pris à son propre piège, amoureux. Une sorte de Valmont sans les bonnes manières. Sans le beau verbe non plus. Ni les conquêtes
classieuses. En 1997, c'était très dans l'air du temps, très apprécié, même, ça se vautrait dans le sillon fertile d'un talentueux Bret Easton Ellis. Ca collait vraiment avec l'ère
de la destruction des valeurs de papa. Aujourd'hui, alors qu'on cherche à se reconstruire une nouvelle identité, le roman passerait inaperçu. Et bien figure-toi que Beigbeder a
décidé de le ressuciter en l'adaptant lui-même au cinéma. Bande-annonce.
5 BONNES RAISONS D'Y ALLER
5 BONNES RAISONS DE LE FUIR
Il y a quinze ans, j'entendais parler de Peter Gabriel comme d'un
précurseur, comme d'un génie, comme d'une pointure-internationale-que-personne-il-peut-lui-arriver-à-la-cheville. Et quand on m'en faisait écouter, je trouvais ça... hors d'âge. J'ai cherché, du
coup. J'ai découvert 


Ils l'ont dit ici ...